‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 4)Chapitre 29 sur 69 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

chefs du peuple , il sacrifie un bouc ; si c'est un simple particulier, une jeuae chèvre ". »

Ainsi , non seulement l'infaillibilité n'est Tapanage de personne , mais il existe en raison du grade de l'individu une espèce de progression dans la nature même de ^obje^ qui sert à la réparation publique . Le sinîple particulier a présenté une jeune chèvre ; les chefs du peuple, un animal d'un plus grand prix; et l'offrande du sacerdote, plus coupable qu'eux d'avoir méconnu la loi, a augmenté de valeur, sans égaler celle de toute l'assemblée, qui fait sacrifier deux victimes. Voilà pour les infractions par ignorance : quant à celles qui emportent la préméditation, un décret sévère les atteint : « La loi est égale pour tous ; celui qui l'aura enfreinte audacieusement, sera soudain puni, et vous vous garderez de faire acception des personnes " . »

Tous les hommes d'Israël, quels qu'ils soient, pourront donc être jugés à la face du peuple : et , chose remarquabje , ce droit d'obtenir un jugement sur les actions dont on était accusé, leur paraissait si précieux, que dans leur jurisprudence ils pensent donner un témoignage profond et particulier de leur amour pour la race

moderne. C'est le nom générique de toutes les infractions aux lois politiques , civiles , morales , hygiéniques et conservatrices , qui ont pour but la prospérité de la nation et le bien-être du citoyen.

FOHCTIOirS LIÉGISLATIYBS. I27

de Dayid^ en disant des rois de cette Maison : Rexjudicatury le roi est jugé '^.

Enfin , le principe naturel de la responsabilité des fonctionnaires devant l'assemblée publique ,

. sera consacré en fait de la manière la plus solennelle , au moment où Thonmie le plus admirable après Moïse ^ de la nation hébraïque, où Samuel, dont le savant Volney a de nos jours si étrangement dénaturé Thistoire , se démet d'une partie de ses hautes fonctions.

C'est de la magistrature sacerdotale , du grand-conseil des anciens et des orateurs-pro-

. phètes, que je m'occupe dans les chapitres sui- V!ans : je renvoie dans le livre qui traite de la justice, ce que j'ai à dire des juges ordinaires; et dans celui de la force publique , tout ce qui a rapport aux juges suprêmes, ou consuls, à

lH^amuel et aux rois hébreux.

ia8 LIVRE II. CHAP. I.

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