‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 4)Chapitre 28 sur 69 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

chef? » Ce fut la discussion à laquelle chaque citoyen participa. On désigna d'une voix unanime Jéphté de Galaad , homme plein de talent pour la guerre , qui avait été éldigné par une injustice du lieu de sa naissance et dont il fallait fléchir le cœur offensé. Aussitôt les anciens en personne allèrent le trouver, lui peignirent le besoin que le pays avait de son bras , et après avoir traité avec lui, le ramenèrent à Mispa où ils en firent \di présentation au peuple, qui Tayant reconnu pour chef et capitaine , lui donna V institution '°.

La discussion publique suivait la désignation du candidat, au lieu de la précéder, lorsque le grand-conseil le proposait; cela arriva dans Télévation de Saiil et de David , dont je parlerai plus tard.

. Il n'est pas de vérité plus vulgaire que celle-ci : « Tous les hommes sont sujets à l'erreur : » elle acquiert néanmoins une haute importance daus la loi de Moïse, sous ce rapport qu'elle détruit toute idée d'une infaillibilité surnaturelle attachée à quelque dignité que ce soit , et qu'elle conduit à la responsabilité des fonctionnaires.

Tout fonctionnaire , tout citoyen peut enfreindre de deux manières le droit et la loi : par ignorance ou avec dessein. L'assemblée gêné-

PONCTIONS LÉGISLATIVES. laS

raie se trouvera quelquefois dans le premier cas, jamais dans le second ; car il n'arrive point qu'un corps public s'arrête sciemment à ce qui doit lui causer du i^al.

Toute infraction du droit exige une réparation, qui tantôt compense le dommage matériel, tantôt est destinée à donner, pour ainsi dire, satisfaction à la loi elle-même, et au peuple (Censés.

« Lorsqu'une personne aura violé par ignorance un commandement quelconque , elle sera soumise à une réparation publique, » qui chez un peuple où le culte de la loi se confond avec le culte de Dieu , prend une des formes religieuses de l'époque.

« Si le grand - sacerdote est tombé dans l'erreur, il offre en sacrifice un veau sans tache, et couvrant de ses mains la tête de la victime, en présence de toute l'assemblée, il reconnaît sa faute. Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui ait, fait des choses qui uq doivent pas se faire, ou qui n'ait pas fait ce qu'il faut faire, elle offre à l'Eternel un veau sans tache, un gâteau de froment et un jeune bouc ; ses anciens posent en son nom les mains sur la tête des victimes et avouent que l'assemblée a failli*. Si c'est un des

* Jen*ai plus besoin trobservcr que le mot hébreu, qu'on ttaduit par péché, n'a pas la même valeur que le mot péché dans la langue

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