TRÉSOR ET IMPÔTS
il ^ a en un gr^nd ayeuglement à supposer que le législateur ^ qui avait en horreur les coutumes bat*bares des nations contemporaines, eut autorise dans» deux nibts obscurs les
sacrifices humains. *
Au reste , pour les choses vouées- en Israël , il est impossible de ne pas revenir sur cette circonstance , que le bien-être acquis 'pai* le travail et par l'ordre public et privé est le but essentiel (le la loi hébraïque. On conçoit sans peine que dans l'Inde , par exemple , un homme se dépouillât de sa fortune et en dépouillât ses enfans , pour méritçr que son âme passât après la mort dans un corps destiné à unç félicité éminente. Mais touF en faisant la plus large part aux superstitions des Hébreux, il ne pouvait pas arriver souvent qu'on commençât, pour obtenir des greniers bien remplis / à donner sa propre récolte , et pour obtenir d'abondantes récoltes, à se défaire de ses champs. - •
Le butin et les tributs imposés à l'ennemi étaient pour tëus les» anciens peuples un grand moyen d'alimenter leur trésor. De nos jours encore, tout peuple paie le tribut, lorsque, par incapacité ou par faiblesse , il fait à d'autres peuples des concessions qui ne sont pas fondées sur la nature des choses ni sur le droit.
Dans les besoins extraordinaires, lé sénat ea
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appelait à la générosité du peuple ^ à l'exemple du législateur qui , ayant démandé tout ce qu'on avait de plus précieux pour la construction du sanctuaire , fut forcé d'arrêter les profusions et d'annonter, par une publication nouvelle, qu'on ne recevrait plus rien. Enfin les tribus s'imposaient en particulier pour leurs aflPaires intériewre^ '^^
Voilà ce qui existait dans les premiers temps; et ces^ rétributions suffisaient ppuria répaAttion du temple , les frais des sacrifices, l'entretien des chemins , des fontaines , les frais de la guerre et autres dépenses de ce genre '^\ Il n'y avait pas •encore de fonctionnaires payés, de rois exigeans, d'armée pemoftinente. Mais les redevances auxquelles les peuples vainqueurs des Israélites les soumirent , nécessitèrent bientôt des taxes , dont la répartition enfanta de nombreux abus.
On est loin de trouver dans les documens qui nous restent un mode de .perception ,ftxe. Sans doute le principe de l'égalité dans les charges avait été solennellement établi par la loi ; sans doute un grand nombre de faits postérieurs, même aux époques où la constitution primitive fut ébranlée , confirment cette égalité générale : mais il est d'autres faits qui prouvent le retour fréquent à un état de choses contraire a
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tous les principes , et bien propre à exciter l'indignation des prophètes.
Salomon.avait divisé le pays en douze départemens qui lui fournissaient les uns après, les autres y pendant un mois entier , les vivres nécessaires à sa maison y c'est-à-dire à tous .les membres du palais y /et à toutes les troupes qui faisaient le service dans Jérusalem. Ces vivres consistaient en trente grandes mesures de fine farine , par jour y soixante de farine ordidinaire , dix bœufs gras y vingt bœufs arrivant des pâturages^ cent moutons y outre les cerfs y les daims ^ les buffle^ et les volailles engraissées. Il ne parak pas que lès tribus supportassent avec peine cette contribution-; car Juda et Israël mangeaient;, buvaient et se réjouissaient, à cause de tous les avantages que lès premiers eflPorts de Salomon avaient^ttiréssur le royaume . Mais on a vu que les choses ne ardèrent pas à se compliquer. Malgré l'énorme quantité d'or qui lui arrivait de • toute ^rt, ses profusions le foreèr/ent à mettre des impots sur le peuple. Tantôt c'était pour la construction du temple , tantôt pour le^ palais ou les riche» maisons de plaisance qu'il éleva en l'honneur de ses femmes ou de sesmai tresses. Alors onmurmura, etquand Roboam son. fils monta sur le trône , dix tribus prescrivirent soudain à leurs députésde lui dire
3Sa LivRE'ni. — oftA.9. Vii.
Phul roi de? Assyriens, p^ 'fat supportée que par les richea. ^"^^ . Le tribut de cent tdens d'ar- , gent et d*un talent ^d'or <jue Pharaon-Néco mit plus tard sur le. royaume de Juda , donna lien à une égale répartition '^'*. Sous la domination (tes rois de Syrie suc<*esseursrd' Alexandre,. des -rois d:'Egypte et des Romains , le nombre et le poids des i(npôts s'accrurent d*une nianière effrayante. Plus tes Juifs payaient , plus on exigeait de leur pfi^rt; des sacrifices :' qui ne connaît les concussions- des 'préteurs romaine dans les provinces réunies à l'Empire ! Jules César les soulagea. 11$ avaient sijbi le régimef- des fermiers» généraux , cofnme tous les pays environnans ; le texte même du décret impérial fait connaître les exactions des époques précédentes, ^t donne l'idée de cette astucieuse politique avec laquelle Rome , «'adressant aux peuples qu'elle projetait de détruire , savait si 'bien voiler ses projets sous des mots imposans. Cependant le zële des Tuifs à envoyer régulièrement leurs offrandes des pays lointains dans lesquels» l'oppression les avait fait émigrer, conservait toujours de l'importance au trésor du temple , qui fut pillé plusieurs fois parles^énéraux étrangers, comme je le dirai , quand il s'agira dei ce tenîpleméme« « Jule^^ César empereur , dictateur pour la seconde fois et souverain pontife, après avoir