‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 4)Chapitre 49 sur 69 · Hérodote, llv · texte numérisé non relu

Hérodote, llv

16 HÉRODOTE, liv. II, § 168, l4l» — DiODORE, loc»

cit. — De Paw, Recherches philosoph,^ tom. a, pag. i5^.

17 DiODORE, loc. cit., § 25, 29.

18 Discours sur r Histoire universelle ^ part HI, § 3.

19 DiODORE , loc. cit.

20 Politique sacrée , dédicace au Dauphin.

2 1 Abraham , Esaii , Juda , ^5 de Jacob , jFZipr, ^/y de Jiida , Joseph^ aoaient épousé des femfnes étrangères ( Genèse, XXV, XXVI, xxxvi, etc. ). Nous traitons de cela dans le livre. V de notre première partie.

22 Hérodote et IDiodorë, loc cit. — Panibus apposîtis. seorsù^ Joseph, et seorsùm fratribus, >Ëgjrpuisquoque^ qui vescebantur simul , seorsjim(îllicitumestemm .AEgjptiis comedere.cum Hebrœis, et profanum putant kujuâcemodi cinivivium ), sederunt coram eo... ( Genèse^ XLlii, 82)»

28 Sarre^t jntereà re^L noyus super ^Ëgyptum qui igno*-

f^^t Joseph : et ait ad pppulum suum i Ëcce populus fiiorum Isi<aë) mul^us et fortior nobis est. Venite, sapienter opprimamus. eun^, ne forte multiplicetur ; et si ingnien't ççtptr^ nos hçjl^uin, addatur înimicis nostris, ezpugnatisque npbis «gred^atur.de terra . . . ( Exod. , i , 10 )b

.^ ybcayitque nomen ejus Mojses dicens quia de aquà luli flum (£«o</., U, 10 )• W est donc probable que le nom à^Moîtse ayaii.ttDe racine égyptienne , qui , d'après Pkilon, ( \iit^Mo$is ) , savait m^s^y signifiaut Teau^ Mats d'autres ont repiarqué qnciila fille d« Pharaon n'avait donné ce nom à Fei^fant qu'après son allaitement, de/ aorte que la mère de Moïse elle-même l'aurait imaginé la première. MiCHAELlS traite de cet objet dans une Dissertation sur les Nonns propres sacrés ( Hal. 1 729 ). .

45 Fuitque Moyses vir magnus valde in terra ^Egjpti,

fNTilOOUGTION. 'iiçf

coram servis Pharaonis et omni populo ( Ejood.^ cap. 11,3). Et erudâiis est Movses omni sapientiâ iËgyptiorum, eterat potens in verbis^ et in operibus suis ( ^cies des /i pâtres , VII, 22).

26 Àniiqmi^s judaïgués.^ Hv. 11, chap. V.

27 Cùm autem impleretur eî quadragînta annonim tempus, ascendit in cor ejus ut visitaret fratres suoé fîHos' Israël ( Actes des Apôtres , vu , 23 ).

28 Audivitque Pharao sermonem hune et quarebat occidere Moysen ( Eaod, 11 V

20. . . . Accepitque Sephoram (îHam ejus uxorem quae peperit ei filîum quem vocavit Gersom , dicens : Advenif fui in terra aliéna; aherum vcr6 peperit quem vooavit Eliezer; dicens :Deus enim patris mei adjutor meus cripuit me de manu Pharaonis ( Exod, Ji, 22}.

3o Ait Moyses : Obsecro, Domine ; non sum çlpquens ab. heri nudius tertius; et ex quo locutus es ad servum tuum, impeditioris et tardions lino;uae sum. . . Dixit Dominus. .y Aaron frater tuus lévites scio qu6d eloquens sit. . . loquere ad eum et pone verba mea in ore ejus. . . et erit os tuum ( Exod. , IV,' 10, i4, iG).

3i. Coran^ chap. XX.

3i. Exod.j II, XI. — V. i5.

33. Venerunique simul Moyses et Aaron , et congregaverunt cunctos seniores filiorum Israët. ... £t credidit popu-' lus. (Exod,^ IV, 2g 3i). Nonne iste est sermo quem Toquebamnr ad te in .^Egypto ; dicentes : Recède a nobis, ut serviamus AËgyptiis? (jEa'Oéf. , Xiv, li).

34 CofUraè-Sùciaè , Hv. Il , chap. vu.

35 Certè éxpositum estin lege et prophetis sanctum et beneé^umnouhabere corpus juxtaiUadqaoddicitur: Bominus noster in cadis supemè et in terris m/efr/tè : corpu» aufeiti' Ron eai m diiobas loci« ; iliftfn quia^ non fddisUs vllam stmilitudinem et diictum^^ e<t : cui ùdsirtiilaMig me aut œguaiis' essem : si autem essetcorpBs, simiiitudinem haberet cum re-

36o NOTES JUSTIFICATIVES.

liquis corporibus. Si ità res se habet , quidnam sibî vulf ,'

cùm scriptum est in iege : et sub pedibus ejus ; item scripta?

digito Dei ; manus Det, ocuii Dei, aures Peî; et id genns

aliaP Omnia dicuntur juxta hominum notitiam , qui tantùm

apprehendunt corpora : et loquitur lex phrasî humana ;

oximia quse sunt allegorica , ut exempli causa, quum acuero

cQruscaniem gladium meum. Quid? Gladiumne habet, et

ense interflcit? Non nîsî metaphoricfe ; et totum istud est

parabolicuin. Probatio hujus rei est qubd propheta quidam

ait se vtdisse vestimentum sancti et benedicti , instar nivis

candidae; et aiius conspexit eum yestîbus rubricatum. Et

Moses vidit illum in mari ut strenuè beliigerantem , ac in

Sinaï tanquam legatum sjnagogse obvolutum ; ad indicandum

Deum non habere figuram aut imaginem nisi in visîone pro-«

pheticâ et ecstasi. Yeritatem hujus scientiae non intelligit

bomo , neque potest assequi aut inrestigare , utl scriptara

ait : An nùm profunditatem Dei inrenies, usque ad perfec—

tionem pervenîes? (Maimonide, de Fundamentts legis^,

cap. I®*" , § VII, viiï,. IX. Traduction de VoRSTius,

36 Opprimantur operibus et expleant ea ; atnonacquîes-» cant verbis mendacibus ( Exod,^ v, 9).

87 Ideb die filiis Israël : £ga Dominas qui educam vos de> ergastuio i^Egyptionim et ^nam de servitude..» Ac redimam^ in bracchio excelso... In manu forti, et judiciis magnis ( Exod. 5 VI , 6 ).

38 Description de l'Egypte , tom, /, de VEiai ancien. — Notice sur le séjour des Hébreux en Egypte,

39 ËICHHORN, de i^gypti anno mirabili : RosENMULLEA^ scholia in Ëxodum. Cap. vil. Voy. la note qui suit.

40 Tulitqùe Aaron virgam coram Pharaone et senris ejns,. quœ versa est in colubrum. Vocavit autem Pharao sapientes et maleficos : et fecerunt etiam ipsi per incantationes iKgjrp-^ tiacas et arcana quaedam similiter. Projeceruntque singulk YÎrgas suas quae versœ sunt in draconcs.

Ces verges des magiciens, dit Michaëlis, n étaient que des serpens engourdis, qui reprirent leur formé quand on les eut jetés à terre. L'art d'endormir les serpens est encore très-connu en Egypte et dans l'Inde. Quant à la verge d'Âaron , elle était d'une autre nature ! Mais serait*ce assez de croire que cette verge , changée en serpent, mangea les autres serpens? Non, dit un rabbin Josué , c'est le bâton redevenu bâton qui mangea tous les autres !...

Dixit quoque Domînus ad Mojsen : die ad Aaron : ToUe virgam luam , et extende manum tuam super aquas iEgypli et super fluvîos eorum, et rivos ac paludes et omnes lacus aquarum ut vertantur in sanguinem : et sit cruor in omnî terra AEgyptî, tam in ligneis vasîs quàm in saxeîs. Feceruntque Moyses et Aaron sicut praeceperat Dominas : et elevans virgam percussit aquam flumtnis coram Pharaone et ' servis ejus : quse versa est in sanguinem : et pisces qui erant in flumine mortui sunt : computruitque fluvius , et non pote* rant .ffigyptii bibere aquam fluminis , et fuit sanguis in totâ terra ^gypti. Feceruntque similiter malefici .^iEgyptiorum incantationibus suis.

A ce sujet , Aben-Esra se fait à lui-même une objection très-forte, qu'il accompagne d'une réponse qui l'est beaucoup moins. Si Aai'on changea toutes les eaux de l'Egypte en sang , comme il vient d être dit , où les magiciens en trouvèrent-ils pour faire la même expérience ? Nous laissons au lecteur à deviner. Abeh-Esra dit que Moïse et Aaron changèrent les eaux qui étaient sur la terre , et que les mages furent obligés de creuser pour trouver de l'eau, dont ils ne transformèrent qu'une petite quantité. Mais le texte affirme qu'ils firent similiter , c'est-à-dire la même chose exactement que leurs adversaires, de sorte que la solution du savant rabbin n'est pas admissible. •

36a NOTES JDSTiriCATIVES.

"QEIdmann, ëichuorn, Bonsdoeff, ont insisté sur ce £ût, que chaque année les eaux du Nil^ après leur crue, yers la tin de juin et au commencement de juillet , devenaient rouges et épaisses comme du lait , soit à cause de la réflexion du soleil , soit par une multitude innombrable d'insectes, qui produisaient une grande fétidité, et rend^ent ces eaux très-dangereuses à boire

( RoSfiBTMULLBa y loC, Cit. ).

Et extendit Aaron manum super aquas iffigjpf î , et ascenderunt ranae, operuenintque térram ilElg3rptî. Fecerunt autem et malefici per incantationes suas similiter, eduxenintque

ranas supel* terram j!iËgypti.

La multiplication rapide des grenouilles n a rien détonnant, dit Ëichhorn, les exemples en sont nombreux. Nulle terre n était plus propre à cela que la terre d'Egypte , à cause de ses marais et des eaux stagnantes que laisse le Nil en rentrant dans son lit.

Après les eaux changées en sang et les grenouilles j des moucherons redoutables (kinim), très-improprement transformés en poux par Josèphe et par beaucoup d'autres, furent la troisième plaie. Tout le talent des magiciens y échoua. La quatrième plaie consiste dans une multitude d'insectes différens, qui atteignirent taiït les animaux que les hommes. La cinquième, dans la mortalité des bestiaux. La sixième, dans: une épidémie d'ulcères. La septième, une grêle terrible. La huitième, des nuées de sauterelles. On connaît les incrojAbW dégâts que peut faire cette insecte tombant sur les oam* pagnes par milliers. La neuvième pldie fut une obscurité profpnde qu'Eichhorn attribue à un vent impétueux et brûlant qui attaquait la face et les yeux, de manière à empêcher de voir, et qui pivoduisait de l'obscurité par la poussière et par toutes les ehoses que ses

INTRODUeTIOH. 363

tourbillons élevaient dans Tair. Enfin , la mort des pre* iniers nés égyptiens, soit par maladie, soit par tout autre accident ; car le mot ange destructeur signifie la puissance destructive, ou siinplement la destruction, comme je le dirai en d'auti'es lieux , caractérise la dixième et dernière plaie.

4i Et armali ^scenderpnt fiiii 'Israël de terra .^EgjpU {Exod.^ XIII, i8).

^a. FeceruQtque ûlii Israël ^icut Moyses pra^ceperat... et spoliayerunt .^Egjptios {Ea>od.j xii, 34-).

4.^ EKces ergh omni plebî ut postc^let vir ab amico suo , et piulier à vicinâ suâ vasa argentea^ et aurea (^Exod»^ xi, 2).

44 JosÈPHE, Réponse à Appion , chap. V.

45 Réponse à Appion, chap. ix.

46 Factum est autem în noctis medio, percussk Domînus omne prîmogenîtuin in terra ^gyptî , à primogenito Pharaonis qui in solio ejus sèdebat, asque ad prlmogepitum captivse... Et ortus est magnus clamer in ^gypto... Surgite et egrediminî.,. Tulit îgitur populus conspersain farinam , antequàm fermentaretur ; et ligans in palliis posuit super humeros suos... Vasa argenfea et ^urea vestemque plurimam... ,'oves et annenta et ailimantia divers! generis multa nîmis ( Exod.^ xu , 29 , ^i , 34, 35 , 38 ).

'47 Sed et Tulgus promiscuum innumerabile ascendît cuni eis ( Eitod. , XH , 3S ).

48 Lorsqu' Alexandre voulait décamper , dit Quînle- Curce , la trompette donnait le signal ; mais comme le son ne pouvait , la plupart dU temps , dominer lia tumulte , il fit' placer au-dessus de sa tente une perche qu'on voyait de tous c^tés, et qui servait à supporter un signal : de jonr îi s'en ëehappait de la fomée^ la nuit da f«u ( liv. V, chap. 7 ).

49 Dominus autem praecedebat ad ostendendam viam per diem in columnâ nubis, et per noctem in columnà ignis^ ut

364 NOTES JUSTIFIGA/TITES.

dux esset itineris in ^troque tempore. Nuoquiiin defuit columna nubis per dîera, et colurona igni» per noctemxoram populo [Exod.^ XIII, 21, 2a)... Dixîtque Mojses Hobab 61io Raguel Madianitae cognato suo... Noli nos relii^queré : tu enim nosii in quibus locis per desertum castra ponere debeimus, et eris ductor noster, Cùmque nobiscum veneris , qui Iquid optimum fuerit ex opibus , quas nobis traditunis est Dominus, dabimus tibi ( Nombr,, cap. X, 3 1 , 33).

De ces paroles que JéhoTah marchait devant les Israélites, Abarbanel en conclut qu*îl faut prendre cela pour la providence de Dieu qui les préservait de tout mal. Von der Hart, vers la fin du dix-septième siècle, soutint que la colonne de feu nétait que le feu sacré entretenu par Aaron.

Le Courrier de V Egypte du 27 nivôse an VIEL de la république, rapporte que le général en chef, pour empêcher qu lïne caravane, qui lavait accompagné dans une excursion, et dont il se trouvait séparé, ne s'égarât, ordonna de tirer un coup de canon, d*alhimer des feux sur les tours du château , et fit porter sur quelques points élevés de la route qu il venait de parcourir , des fanaux dont les caravanes sont toujours munies pour éclairer leur marche dans la nuit. Ces fanaux sont fort simples. C'est un réchaud cylindrique dans lequel on entretient un feu vif et brillant , en y briHapt des morceaux très-secs de sapin.; ces réchauds sont faé& à la partie supérieure d un bâton de cinq à six pieds de hauteur , qu'on fiche en terre lorsqu'on veut s'arrêter ; si la caravane marche la nuit , elle a à sa tête plusieurs hommes qui portent de pareils réchauds qu'ils ont soin de tenir élevés , afin que leur flamme soit aperçue de chaque voyageur. (Description de C Egypte y dam la notice citée de M, du Bois- Aymé.)

IKTRODUCTlOir. 365

5o Non eos duxit Deus per viam terras niilistiiin quae 'vicina est : reputans ne forte pœniteret eum, si yidis3|^ adversùm se bella consurgens et reyerterentur in i^Ëgyp^ tam... Loquere filiis Israël : reversi castrametentur è re«gione Pihahiroth quae est inter Magdalum et mare contra Beelsephon : în conspectu ejus castra ponetîs super mare. Dicfunisquc *est Pharao super 6His Israël : Coarctati sunt in terra; conclusît eos desertum [Exod,^ Xlll, 17 ^ XIY ,

5r Lors Jonc que les Hëbreux étaient sur le bord de la Mer Rouge , ils se trouvèrent environnes de toute part... La mer les enfermait d'un côté , et ils Tétaient de l'autre par une montagne inaccessible et des rochers qui s^étendalent jusques au rivage (Jo5ÈPH£, Antiq.^ liv. II, chap. VI ). Prendre une idée générale de cette disposition des lieux dans les cartes de FÉgypte.

52 Le rivage de la mer , dit le voyageur danois Niebuhr, a changé ici comme partout ailleurs. On rçncontre sur toutes les côtes d'Arabie des indices que Feau s'est retirée. (Voir le Mémoire de M. du Bois-Ajrmé Sur les anciennes limites de la Mer Rouge. Description de t Egypte^ tom. I. Voyage d'Aly-Beyy tom. III, pâg. 89).

53 Description de l* Egypte , tom. I. Notice citée de M. du 'Bois-Aymé, pag. 3ii. — Niebuhr observe que la parue du golfe où la ville de Suez est située , semble n'avoir que ta largeur d'un fleuve. {^Description d^l^Arahie^ pag. 4-vo.) Hérodote savait que chaque jour cette mer se retire et revient ( lîv. lll, § II), et Dîodore ajoute qu'elle avait des îles longues, des passages étroits, et un flux et reflux trèsviolent (liv. III).

54 Notice citée de M. du Bois-Aymé. — Mémorial de Sainte- Hélène , tom. I.

. 55 J'ai rapporté tout ceci en particulier^ selon que je l'ai trouvé écrit dans les livras saints. Personne ne doit consi-

366 JXOTBS JUSTIFICATIVES.

dérer comme une chose impossible que des hommes qui yvaient dans Fiunocence et dans la simplicité de ces premiers temps j aient trouvé y pour se sauver, Uù. passage dans la mer, soit quMie se fût ouverte d^ elle-même , ou que. cela ait dépendu de la volonté de Dieu. La même chose a été «xécutée par les Macédoniens , quand ils passèrent la mer de Pamphjrlie sous la conduite d^'Alexandre^ de qui Dieu .voulut sa servir pour ruiner Fempiredes Perses (JoâàPHE, Antiq. , liv. II , chap. VII ).

Là est le mont Çlimax , dit Strabon , qui entre dans la mer de Pamphjlie , et qui laisse un passage lorsque les flots sont calmes ; mais dès que la mer devient grosse , ce chemin est en entier sous les eaux. Malgré la saison d^|iiyer, Alexandre y fil passer son armée .(Liv. XIX, chap. il, §.q).

56 Description de t Egypte^ — Mémoire sur les anciennes lihiites de la Mer Rouge,

Sj Cùmque extendisset Moyses manum super mare, abstulii illud Dominus fiante vento vehementi , et urente totâ nocte et vertit in sîccum : divisaque est aqua {È^od.^ XIV, 2 1 ). Le texte dit : fecit abîre , il fit retirer la nier : en effet , plus loin on la oerra redire , retenir,

58 £t ingressi sunt filii Israël per médium sicci maris : erat enim aquae quasi murus à dexterâ eorum et laevâ.

^Persequentesque .ÂE^ptii ingressi sunt post ^os

jfamque advenerat vigilia matutina, et ecce respiciens Dominus super castra ABgyptiorûm per columnam ignfs et ntibis ^ interfecit exêrcitum eorum : et subvertit rotas carruum , ferebantur^Jue in profunclum : dixerunf ergb JEgjptii : fugiamus Israëlem! Dominus enim pugnat pro eis contra nos. Et ait Dominus ad Mojsen : Ëxtende manum tuam super mare ut levertantur aquse ad AEgyptios super currus et équités ëôrum. Cùmqùé extendisset Môyses- manum contra mare , reversum est primo âiluculô ad prîorem focum: fu^îemibu^que iËgyptiis, oecurrerunt aqua^ et in- Tolvit eos Donifimii itv mediis- flttetibus; R«irersaeque ^^unt

aquae et operuerunt currus et équités cuncli exercitûs Pharaonis, qui sequentes ingre^si fuerant mare : nec anus quidem superfuit ex eis. Fiiii autem IsTfàël perrexerunt p^r médium sicci maris^ et aquœ eis erànt quasi pra muro à dextris et à sinistris : liberavitque Dominus in die illà Israël de manu -SEgyptiorum. Et viderunt ilEgjFptios mor^uos super littus maris , et manum mâgnam quam exercuerat Dominus contra eos : timuitque populus Ûomînum, et crcdîderunt Domino, et Moysi servo ejus (^Exod. xiv, 22-3i).

Pour peu qu on veuille prendre en considération le temps qù ces .choses ont été écrites, le caractère général des langues et du style orientaux, la manière particulière des écrivains hébreux, le but que se. proposait Fauteur, il estr impossible de ne pas reconnaître beaucoup de simpUcité et de franchise dans ce récit.

Michaëlis a établi que les Hébreux, commencèrent I(9ur passage à huit heures du soir, et que jusqua trois heures environ du matin^ c'est-à-dire pendant six ou sept heures, ils eurent le temps de traverser une étendue d'un mille et demi environ. On a pensé aussi que ce ne fut pas tout le peuple qui avait traversé la mer , mais Seulement les honunes capables de porter les armes. Lorsque Moïse fut parvenu dans sa première marche à l'extrémité de la Mer Rouge , il aurait dirigé vers l'Arabie une partie du peuple , les femmes , les enfans , les vieillards ,' en même temps tou« les troupeaux , et il ne serait revenu sur ses pas qu'avec l'élite de son armée.

59 La manière dont fut chanté ce cantique , les paroles de ce cantique et son auteur ont donné lieit à de grandes discussions. Je ne m'arrête pas à ces questions ^i n'ont pour résultat que des probabilités. Mais ce qui me semble plus positif, c'est la nécessité d'y voii: xm langage poétique tout différent du langage historit^e

cité dans la note précédente. On n y remai*que pas une coupe de strophes invariables. Le rithme est tout ai'biiraire^ et c'est plutôt par la majesté des paroles et les inflexions de voix dont on les accompagnait , qu'il se distingue de la prose. ^Quant aux tambours avec lesquels s'accïompagnaient Miriam et le chœur des fenunes, c'étaient probableqient des tambours de basque trèsconununs chez lés^!Xrabes et dans tout l'Orient.

Tune cecînit Mojses et filii Israël carmen hoc Domino , et dixerunt : cantemus Domino : gloriosè enîm magnificatus est; equum et ascensorem dejecit in piare. Fortitiido mea est; et laus mea Donfinus, et factus est mihi in salut em : iste Deas-meus, et gloriûcabo eum : deus patris mei et exaltabo eum.

Jéhovah , quasi vir pugnator, omnipotens nomen ejus. Cumis Pharaonis et exercitum ejus projeçit in mare : electi principes ej^s submersi sunt in mari. Abjrssi operuérunt eos, desceoderunt in profundum quasi' lapis. Dextera tua, Domine, magnificata est in fortitudine : dextera tua. Domine, percussit îniraicum, et in multitudine gloriae tuse deposuisti adversarios tuo& : misisti iram tuam , quae devoravit eos sicut stipulam. {It in spiritu furoris tui congregatœ sunt aquœ : stetit unda fluens , cpngregatae sunt abjssi in medio marL

. Je le demande maintenant : est-il possible à qui que ce soit de ne pas voir dans ces eaux arrêtées et con- 4easées , une image poétique ? L'un des versets précédens dit que la colère de Dieu dévora les Égjrptiens comme le feu dévore la paille : un autre dit qu'ils tombèrent au fond de Feau comme du plomb. Or, cela n'est pas d'une vérité rigoureuse : la paille dévorée par le feu ne laisse plus de trace ; une masse, de plomb en propprtion de la masse des Égyptiens, resterait inébranlablement fixée au fond de l'eau, tandis que les

INTRODUCTIOir. 869

corps des submergés ne disparurent point, et forent poussés sur le rivage. Aussi voyez quelle dififiéren^ entine leSideux récits : les eaux se retirèrent pair un vent trèsviolent, dit l'historien ; le soufiSe de la colère de Jéhovah ût arrêter les eaux, les amoncelaj les condensa , dit le poète. Les eaux retournèrent sur le matin ^ dit l'historien : Jéhovah souffla de nouveau^ et tout cet amas condensé tomba sni les Égyptiens , xlit le poète.

Au pied du mont Adule entre 'mille roseaux , Le Rhin tranquille et fier du progrès de ses eaux , Appuyé d'une main sûr son urne penchante Dormait au bruit flatteur de son onde naissante , Quand un cri tout a coup, -suivi de mille cris, ' De ce calme ptt>fond vient' Cirer ses esprits. - Il se lève, il regarde...

Parmi les raisons qti^ont données de part et d'autre les auteurs qui soutiennent que les livres de Moïse oùf, été écânts long-temps après lui, et ceux qui lui en attribuent la rédaction même, il en e^t une qui. frappi^ par-dessus toutes : c'est que le peupla. hébreu devient beaucoup plus étonnant, s'il faut y reconnaître une $érie d'hommes dominés par la même pensée^ ^ trfiyaiÛaii^ à des siècles de distance les ùiis 4c6 aulnes con^mse ySvUs n'eussent été qu'un même individu : c'est oue toutes ces choses, considérées comme objet dimafifinatioiiK ne seraient pas mpins remarquable^ que si leur reahté était hors de litige.

,60 .^ors il prU up mojçceau (le l;»pis qu^'il £^^^}t.ei<^l|x.,

tbujt ce qù^èlle avait de mauvais , pourvu quUls exécutei$;$ént Cf du 11 Uur (Ordonnerait. Us lui . demandèreht ce QU.i^s iivàiei^t à^fa^re ; 'irconimanda aux plus robustes ae tirer îe rèWde 1:6^ puits, ei les assura que celle 'quii y reste'raii se- 1. 24

Tuit tonne à boire, llsi/oi^ént, et reçiu<ent ensiute PfsfFet

i6k Manè >^tltfquê^Yorjaeuit circaitfnn castPoruin. Ôi!imquei .Dpènusset euperfieien Xettm j appâmit' îa solitadîne «àiw^um et quaisi pilo tusum\f in isinn^tudiaem pnûoae ^péiitermiQ* :Quo<i cùi^ vidisseat filii Israël^ dûenmt a4 jfij^icepr^^^P^Au ? Quod signifient 9. ipiijd ^st Loc ^«:{ Appe^lavitque«/|jon^us:lsràël nomen ejus Jf»^ •■ qu6d ^v^X, \f^ù semen corianclri album, gustus ejus quasi simile cum melle {Exod.^ XVI, 14, 3i),

Parmi Ibeaucoup d'autres qualixës que les commentateurs ont su rendre de plus en plu^ singulières : k Elle avait ceci de remarquable,, dit Jqsèphe^ que ceux qui s'eq/iournssaient la trouvaient si délicieuse quHls ne désiraient point d'auîre nourriture. » Il tombe encore aujourd'hui en ce pays-là une rosée semblable à. celle qu'il plut alors à Dieu d envoyer, en. taVeur. de ^1 Oise (yi/ï//y.. I1V..I1I, chap. i. — 'i^.*'iMipsPER Alpin , Ve^ Medicinâ M^ypU6r^\ liv/ II , cktl, WJ —^UXTORÏ', lïîsipriâ maw'/iaj/-^CÀXMET, &w^tûiiûti ' sàt la ftiànne. — Descrlpiiùh de V Egypte ^^ tom. 1 ,

/èw^<j/ri,paé/3'ï8).. • ' •.-■; -^-'"^ • "•'■"'; ''-•■' ''" -

'* IffË fô*iis6èi:{âeÀs cotumix^' côdperuîl castra {^JËxoui^ XVJI , VS}'^''Ii^c?ipH6h"He rÊgyfké ,' tôm. î. Notice dé M: du 8bfey«>¥AÎ?'^^ j[)âç.'3-i8>.;' :•; . .^■..•>.>. -\' ,,

{jjtùme on le peose u y a eu diversiou.^ur le sens du

ont coutume de se noumr , d autres des poissons ailes. Mlfl^>là^iiiirjoritë^^;ië\îriit poMilés càilïëè j'et 'ëif éfiet ,

pr^iqenf: |t.lsi main, en courant après ellesféfc' îhilesî vendent a 4 yil prix que pour un* denier dWgent^ nf* pelé mf^ffin 91^ en obtient vingt. >» -7- Aus^tât après, une grande j|Qu^titude de.jCaiUe^^ .qui: sont des- oiseàuji fort ooiiij:]piuii& vers le détroit de l'^aibîe , traversèt^nt ce* bff^ de nu^r,^ et^ lasses de voler, tombèrent à9Ln»léc»iap des Hébreux. Ils se jetèrent en foule sur ces oi'Sé^trx' conune sur un^ viande qui J^e^r était enyioyé^ de.Dieu dans une. si pre^ant^ nfjççsatÇ-,» {ioK^fOt.Ànffqi^^juy

.^ Ç3 1 l^t: .^ Pot^in^s . jad. Mo^sein c Antecede '^populutd: «ki

^p^ç Jtecg^ieL.feabrifeuslswl.; iet.Yirg*in;knii-percii«ii$to

fluviun^ .^l|e^irn n||ai?u jLu^, jet -v^p^ «eix f gp iStëbo- ibi eoram

te , 'supra ipe^wm lloreb.; :percutie«q(^e petj^am^ éi exibitiM.

eâ aqua ut bibàt populu^^.ecit Mojr^s. ^tà /;praiQ^i»^piofibu9i ■.',1;,- .' • ,..-..■ ........

Israël... ..••'. ■/...':. -.. ; . -<>;.- .ui .. 1 •■'it..»t j;

Les ^n^^ines, di^ mQçp; :S)^aï: montrent enoora auid pèt^

lpi;ins,^ iiiexre que fi^ppft'^MoJise, et mêmèllesi^eiai^ ouy^fures.parjesqu^yks Fëa^ passa. ^' . 'm^. > iv, m

- Se^biKil seqaè quàm kicyi^ia'aqitœfatfîgabatV'dir l^âkitë.' J[^q^^ MudL.t^rocol fexitîa totûqdiftij^Is^ ]^^^^bu'^ttt'v ^ùfl^^ 11 gf ^ a^p^rudi - iagpestînDi)' :e| paiita in ' nipèW'^liîMOrè <fpaçfi^. cQ]^f3^i^;il$yiquatus:Mci7.â«s <:Q]:i|jâctUi'â>h^l4>idiî^tii^

*^fl6ft?j^PWf^ v^pa4,f^^iU.i( iffw<-, liv- ¥ ). ! De»ià/TIacite conclut que, par reconnaissance ^.'i^s-JtiifisiiuloraientrAae H avaient dans leur sanctuaire une tête de cet animaL C'est, pour un si admirable historien, trait^er ua Peu légèrement rhistoire. i

Yeuit autém Anialèc, et pug^abat contra Israël in Raphidim. Dixitque Moyseé^ad Jôsué^ViiHge Vîrôs'YVt'è^^^^ pugna contra Amalec. ■Cràil'»egô stiîba'-W''Vèrli<ié'^fcollis , babeiis virjgampei in manu meâ« f eçit J[osu0\i;^,lacutu$;erat Mojses, et pugn^fvit çpntffL .^maleç. ; jyio^çe^ aO(eiiir -ât Aaron et Hur ascènderunt super vertîcem collis. Cùmque

37^ TTOTES JUSTÎMCATITES,

le^cet Mojseétmanûs^'vmidëbat Israël : sin autem paùlalftiii rcmis}99^^\mipen3ÊSkt Amalec» ( ^scodL, xyil , lo, 12).

'•'(.^fffff^rpbur cJà-qui regtifde' le caractôfe d^s Amalébites elt, M tnivuMent i qui^ils iiiiftiit subir aux Hëbreux v ies corni^onmw^.^ScifiCKA&i»^ De jure rifgto Hehrœor, p; trs»)

4]iA»;liéiif:ilè Jtriba iu>i7?aJ<? des Amàtécîtêsf lisez -iribn ^e^iAnuiléçites. ir- :

iiîjftf Sdh* 'compter ce ^è leur dit Moïse lui-même. cftkîX le$ à'' eondiiîtà' clans le désert pour leur faire entendre les paroles de Jëhovah , ne Voit-on pas dihs toutes ses démarches un plan bien suivi? Quand il est iriemonté "Vjers le nord, il motive son retour Tcrs la mer Rouge de deux manières : lune, qi^'il ne veHt pas avancer dans la crainte dés Philistins, qui. le placeraient entre deux ennemis; Fautrë, qu'il veut donner à penser au pharaon , par Tirrégularité de sa marche , cfi» kts;Hébreux ne savent où aAer, qu'ils sont égarés danii!la.»ôlilude, et que c'est par aveuglément desprit et en désespoir de x^use qu'ils ont di-essé leur camp sur

\^i )3(<t^4f! ^^ ^^ ^'^^^' Mais, après le passage de la mer ^ugç,, Moïse aurait pu suivre sa marche de manière i ;«iMT^r dans la Terre promise par l'orient , eomme il Çt. plus Itard : les Egyptiens ne le menaçaiiânt p»Iii$, II les e&fo✠au contraire dans Ii^ désert, vers le midi, et il arrivé au ^inaï méine.

65 lAlertoga de diebus antîquis qui fuenint anie te ex die qiiô cf'eàvit Deus hominem super terrara... Si façta e^ aliquandb hujusce modi res {Deuteron,^ iv, Sa).

66 Gow^ernement de Polognej ckap. lU

^j .Contrai êocialr^ JUv. II, cLvil..

î S&Philas^hie de T histoire de ^humanité (Traduction de Ml Edgar Quiî^Et , tom. 11 , pag. 375). '' "*^'

UVHE I. 373

Page 1