LIVRE I
1 At Moses opînatur mundunl... more amplae civitatîê magistratus habere ac subdilos ( De Monarchf , lib. 1 ,
pag- O-
2 Le chapitre est intitule de la; manière 6uiYaal,e : c^e^ la traduction de Buxtorf que je cite.
Quid petierit Mose^ â Ûeo, quandb dixit, notas mihifac pias tuas Pltem^ ostende mihi\ quœsOygloriam tuamPqaiàque Deus îpsi ad hacc responderît ; explicaiur etiam j quid sunt QΜ Dei F
La réponse est en ces termes : Dum Moses ait qiibd Deus velit transire facere ante fachm ejus omne bonuik suum , signîficat se ostensurum ipsi omnia entia à se creatk ', de quibus legimus et aidit Deus quidquid fecerat^ et eece bonum valdè erat : et quidem ità ostensurum ut accuratè appréhendât natoras ipsorum , quoroodb item invicem -sinl coUigatœ et unit» ^ et quae sit ratio gubérnatiônîs ipsôrum', îdque tàm uniyerfaliter et in génère quàm singiilariiel^ et ifi specie... Nam verborum iUorum^ ut eognoscdm te j idqaê inçemam gratiam in oculis tuis et çide quèd populus sit géris ista ^ summa h«ec est : quia mAH Mojrsi incumbit populum hune regcre et gubemare, yeUem in gubematione illofum incedere in via et modo operum tuorum quibus tu illo6 régis et gubemas {More Neboukim, pars I, cap. Liv, pag. 87 et 88 , édit. 1639 ).
A côté de cela , plaçons , dans son intégrité , le pas<sage de Bossuet, pour que le lecteur le compare et y réfléchisse :
« Pour bien penser, je dois rendre ma pensée conforme aux choses qui sont hors de moi. Dieu , au contraire , rend les choses qui sont hors de lui , conformes à sa pensée éter-
374 NOTES JDSTIJriGATIVES.
nelle : il est la règle ; il ne reçoit pas de dehors la vërîtë , il est la vëritë même : il est la yirliè qui s^entend ellemême. £n cela donc je me reconnais fait à son image. Non son image parfaite , car je serais comme lui là vérité même , mais fait à son image , capable de recevoir Timpression de h. vérité. Quand je reçois aetifellement cette, impression de vérité ; quand j^entends' actuellement la vérité que j'étais capable d'entendre , que m'arrive-t-il? sinon d'être actuellement confortne à Di^u et rendu conforme klnij. » (Xoc* dt)
3 Dvvvis'i Oiigin. des Cultes , tom. I , pag. 2 10 , 21 r.
4 Poliiiq^ d'Afistôu , liv. II , chap. 2.
5 Légisiat, pjimitio, , tom. I , pag. 323. Not. h du ch. VIIU , Ç.Çoeli enarvant gloriam Dei... Non suut loqœb&neque iermopesq^uorum non audiantur,voceseonuir(Pjai«9i»xyi'il, i4)* II. j a un non sens dans ce^e pbrase de .la Vulgate» Le texte dit jnot pour mot; Non sermo, non yf^ba^ psaeter auditur yox eocum. Sacy a- traduit en ces tern^ r. « Il vHj a point 4e lAPgue ni dedifT^rent langage. psg: q^ lei^i^.yoi^ n& soi^ e^itendue. » Mais nous disons ay^c Martip, .pasteMr> d'Utrecbt i» Wvlj a point en eux de langagi^^rpojiU dQ paroles , cej^endant leiir voix . est: ouïe»- » £t r^marqueit que ceci concorde avec l'expression hébraïque p6irla.voix.de Dieu » qui çst la même quejMir Diçu \ laquei^ie est;Umâaie à son toury comme Maimoourae et Bossuet n6u,s Vont appris, que rendre sa pensée conforme à U vérité , reqdre sa pensée conforme aux choses. Philon avait déjà établi cela en disant : Humana enim vox auditu ; divina visu percipitur. Quare P quia quaecunqùe Deus dicit non yerba sunt , sed opéra , quorum judicium non tàm est pênes aures quàm pênes 6cuIos'(Utf Decatogo^ pag. 63^. Edit. 1760. Interpret. Gelenio).
7 Date magnîficentiam Deo nostrô... omnes vîœ ejus sunt judicia. Deus fidelis et abs'que iniquitate ; justus et rectus {Deuleronom.^ XXXI 1 9 3, 4)- ^^ '^^'^ ^'^ d'une manière