‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 5)Chapitre 25 sur 73 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

± màosovBtfi ; . TableMUf physique; Traditions allégoriques et historiques des premiers temps; Prophéties poUticpÀes de Moïse; Messies; Con-^^ ciusion : tels sont les divers objets de cette deuxième partie. Je oe les envisage qœ dafis leurs rapports avec la pdiitiqué et la morale. On. a vu rauteuur dii Pentateuque prendre en considération tonles les choses présent^ y pour donnera ses institotibns un caractère d arable : il fera plus encore y il se Servira des événemens

du passé et des probabilités de l'avenir!

Qu'importe donc que l'homme du nom de Moïse, ait i^u' n'ait pas foriné cette pensée; elle existe dans les œuvres qui» nous représentent sa «personne , et cela écarte aussitôt

toutes les questions secoiulaires qui se jetteraient à la traverse de la principale question. Il a appartenu au génie des anciens de s'élever aux conceptions les plus hau tes. Deux raisons, entre autres^ indiquent le pourquoi. Moins le nombre des individus qui exerçaient leur intelligence était grand, plus les êtres privilégiés dont les facultés franchissaient le cercle ordinaire devaient s'étonner d'eux-mêmes, et puiser ensuite^ dans ce sentiment de supériorité, des forces nouvelles. Aujourd'hui encore que Tesprft est répandu de toute part, riiomnie sorti des routes battues , le savant , l'artiste , lepoëte, éprouve des secousses profondes, (^a'on }uge en conséquence l'effet de. celte fièvre chez les

. peuples à qui sa nature était inconnue ! quelle activité du cerveau ! quelle exaltation de tous les sens ! La masse des détails n'épuisait pas leur chaleur; ils ne saisissaient que les som* mités des choses. Mais lorsqu'il a fallu s'occuper des parties, l'intelligence a du marcher terre à terre; et tandis que celles-ci ont beaucoup gagné y les idées d'ensemble se sont en quelque sorte effacées.

Ajoutez à (rela, que depuis la chute de l'emiiire romain lo catholic^isme entrava la pensée

• ^rune foule* de ])oinls; il déshérita lu foi du jioii dexamen cM de discussion ; il|<:onsomnia

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Tactivité des esprits dans les soiiis d'an autre modde ; il substitua l'obéissaoce passive à la libre sanctiou. C'est pourquoi l'histoire des peuples de cette période ne peut se traiter ciMmne celle des anciens; ici l'intérêt s'attache à des hommes dont l'allure bonne ou mauvaise offre un caractère indépendant; là il ne doit s'attacher qu'à la marche des choses , qui, dans les temps mêmes où les hommes sont le plus assujettis „ conservent toute leur indépendance.

Le mouvement de la Réforme , en déterminant un retour décisif vers le mosaïsme épuré , a ramené les idées positives et générales. L'ère nouvelle a accompli cette révolution; et nous nous trouvons exactement aujourd'hui sur le terrain de l'ancien législateur , mais avec tout l'avantage de plus de trente siècles de i^cherches, d'expérience et de progrès. Moïse avait fait converger toutes les connaissances à sa portée y vers la loi, vers l'ordre des choses nécessaire pour enrichir le peuple de tous les biens physiques et moraux auxquels il était permis alors de prétendre. Notre époque est animée du même esprit; mais au lieu de n'apercevoir les sommités des choses que par inspiration , elle y arrive en les prenant par la base , et toutes les sciences y tous les arts, rivalisent ,* pour fournir à la scîience de kelaî.

des ressources fécondes et des principes lucides, qui sont, chacun en particulier , le produit d'ùv vaste travail;

On dirait même que non seulement les prophètes , mais les docteurs hébreux obt été entraînés par l'exemple de leur maître ; car leur Talmudy ou corps de doctrine , tout indigeste qu'il est y offre en définitive un concours de tous les genres de savoir vers la conservation du peuplé ; une espèce d'encyclopédie « dont le plan ne manque pas de quelque méthode , et où l>eaucoup de folie heurte à chaque instant beaucoup de raison.

LfCS Hébreux renfermaient dans un seul inot^ khonnuy les deux expressions, science et sa^esscy qui sont comprises aussi dans notre mot philosophie» .

« C'est la sagesse , dit l'imitateur de Salomon, qui donne la connaissance des choses; qui explique l'ordre des temps, les variations des saisons , les révolutions des années , le rang des étoiles, la nature des animaux, la différence des plantes, et leurs propriétés; elle enseigne à l'homme à être sobre, prudent, juste et fort; elle lit dans le passe, et juge de l'avenir; elle proiîure toute sorte de richesses; elle rend respectable , éloquent dans les assemblées publiques, et vaillant à la guerre; sa présence

PHILOSOPHIS. . i. •|»^3

assure beaucoup d'agrément et de gaité dans la vie privée ; beaucoup de consolation dans les ennuis : les nations voudront être gouvernées par ceux qui la possèdent; les rois les plus redoutables trembleront en l'entendant nommer *. »

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