LIVRE IX
' très-mobile. Moïse fit placer à rextrémité d'une perche Timage en airain d'un de ces serpens, et il annonça que les malades qui le fixeraient long-temps des yeux obtiendraient leur guérison soudaine*. En effet , la confiance qu'inspirait sa parole , et cette attention soutenue agirentpuissammentsurlesespritsetdéterminèrent des impressions curatives dont on trouve plusieurs exemples dans les annales des sciences '•
Ce législateur avait puisé chez les Egyptiens ses premières idées sur la santé . Mais en ce point, comme dans tous les autres , il ne s'en tint pas à leurs connaissances ; il en tira des vérités nouvelles , appropriées à l'état des choses. Je passe donc des règjes morales qui doivent présider aux relations publiques et privées , à l'exposé des préceptes sanitaires qui regardent plus particulièrement la personne même des citoyens.
Il ne suffit pas pour le bonheur de l'homme qu'on s'élève à la meilleure théorie d'ordre pyblic. Son association aux divers règnes de la nature fait aussitôt concevoir entre eux et lui des rapports et des proportions au milieu des* quels ses facultés se développeront de la manière la plus avantageuse. La détermination de ces
* Ce serpent <l*airain fut conservé jusqu'au temps du roi Ézé^ chias , qui le fit briser, parer qu(> le peupK* Fencenyatt comme une idole (11. iïoi'j, xyiu, 4 ). •
i^ppbiV reinre siiMoiiC <lM$ le stiëùtiè^ ^ptAèk hfgiène) ècfiêncJè cdilèe^atrlc^ , ^i-tMM là Mté^ 4«élne, àbi^i eilér fofiriè «li^ i^^^âfHiësr lësr |ilti^ imbûflkeMéëyèt la lé|ris!à»i6ti éi à là! Thtti^Ié, à cause de Tobligation qui lui eét Im'pbèrëé dPéftfdier Tinfluence de la mauvaise organisatipn des sociétés sur l'homme , et des erreurs journalières que nous commettons dans Tusage de la vie.
Une loi qui présente la prolongation paisible de l'existence comme la fin des eflPorts du législateur, du philosophe et du moraliste devait, naturellement porterie cachet sanitaire. Aussi les Hébreux , par un hommage envers Tesprit supérieur, objet de leur admiration éternelle , exigèrent, comme complément nécessaire de l'instruction des citoyens appelés aux Fonctions législatives , les connaissances médicales de l'époque '.
Sans nous attendre à trouver chez l'auteur du Pentateuque des détails et des explications scientifiques t]ui n'appartenaient ni à son sujet ni à son siècle, et sans élever sur la nature douteuse de quelques unes des maladies qu'il indique des discussions , dont.la grande majorité de nos lecteurs seraient rebutés , retraçons donc les eflPets sanitaires qui devaient résulter de l'ensemble même de ses institutions, et les mesures spécialement sanitaires qu'il prescrivit. Heureux