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Ce peu de mots explique l'ordie que j'ai suivî^: des plus hautes combinaisons aux détails; et le tout confirmé, pour ainsi dire vivifié par This-. toire.
Mon second livre tiaitera des fonctions légiglatives et des vicissitudes qu'elles subirent ; le troisième 9 des richesses ; le quatrième , de la justice ; et si j'ose , dans ce quatrième livre , examiner avec toute la circonspection dont je suis capable les formes judiciaires qui accompagnèrent le malheureux jugement contre Jésus- Christ , ce n'est nullement , qu'on en soit convaincu , pour blesser des croyances reçues : je veux démontrer que si Ton se croit fondé d adresser aux anciens Hébreux de violens reproches, sur ce qu'ils ne découvrirent dans Jésus qu'un simple citoyen , on devient coupable d'injustice , en mettant sur leur eompte la rigueur des lois existantes et la barbarie que déploya dans Texécntiondu jugement une soldatesque étrangère.
Le cinquième livre s'occupe des rapports extérieu/rs ; du système envers les étrangers considérés comme nations et comme individus. Le sixième y consacré à l'histoire de la force publique y traite des juges , de Samuel, des rois et des guerres , et portera , je l'espère,, les derniers coups à cette fausse opinion , que le gouvernement établi par Moïse fut une théocratie.
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Après avoir développé la manière cPétre du corps politique , dans son ensemble , j'arrive aux petites sociétés qui le composent , à la con« stitution de la fa/mille, à l'histoire des femmes.
C'est dans le huitième livre que la morale hébraïque nous offre tout ce qu'on peut imaginer de plus simple et de plus touchant. G^est là que je tâcherai de mettre en évidence lé véritable chai-* non qui rattache laphilosophie chrétienne àl'israêlisme. L'Évangile n'a pas un précepte de morale pratique qui lui appartienne en propre ; il adonné une plus grande extension et d'autres formes aux principes israêlites réunis en corps de doctrine bien des siècles avant Socrate et Platon.
Les mesures relatives à la acmié publique remplissent le neuvième livre; et l'histoire du cUlte ' proprement dit ne sera retracée que dans le dixième , par la raison qu'il a pour but essentiel de servir de sauvegarde aux principes et aux lois qui demandent en conséquence à être exposés auparavant.
Enfin un livre particulier comprend la récapitulation des principes consignés dans le Pentatenque » afin qu'elle puisse être comparée au résumé des principes de la loi égyptienne déjà retracés. On a si souvent répété que Moïse n'était qu'un copiste seiTile des prêtres de l'Egypte : suv quel motif se fonde un tel reproche ? Sans
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doute, comme je Tai dit, il fut élevé dans leur sagesse et enrichi de leurs connaissances*. Mais si des points de contact inévitables existent entre les deux législations , quelle difiérence dans l'ordre général ! Voltaire, ainsi que Moïse, re^st des prêtres eux-mêmes son instruction première : qui songera jamais dans l'avenir à leur attribuer ses pensées; et sa gloire ?
Quant à ma seconde partie , intitulée Philosophie , elle indique surtout de quelle manière le législateur fit servir à la consolidation de ses lois , l'histoire du passé et les probabilités de l'avenir.
Dans cinq livres , je donnerai une idée de sa théologie et des diverses sectes judaïques ; je dirai rapidement la formation du globe; les traditions allégoriques et historiques des premiers temps ; les prophéties politiques de Moïse, l'origine naturelle des idées hébraïques sur les libérateurs ou messies ; enfin le point où, pour le bonheur de l'humanité tout entière, israêlisme et christianisme sont probablement appelés^ se confondre sans retour.
La réunion en un faisceau distinct de toutes ces
* Se boma^t-il à appliquer aux Hébreux rorganisation intérieure de la caste sacerdotale? La suite prouvera qu'il fut essentiellement créateur.
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choses qui ne tiennent pas d'une manière immédiate au système social , me procurera cet avantage , que les discussions auxquelles des questions délicates peuvent toujours conduire , ne ^teront aucune incertitude sur les principes et les faits précédemment établis.
Telle est la carrière que j'ai à parcourir
Deraanderai-je humblement au lecteur toute son attention , sa bienveillance et la patience nécessaire pour que la plupart des objections qui se présenteront en masse à son esprit soient résolues y chacune à sa place ? Non, sans doute. Dans les temps où nous vivons, la recherche de la vérité est un devoir public : je n'ai rien négligé de ce qui dépendait de moi : ma tâche finit là ; celle du lecteur commence.