‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreuChapitre 4 sur 45 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

DE LA aniÂBkTiOM AYANT MOISB.

De tons les IWres aBiversellement répandus, le livre sacré des Hébreux est celui qui renferme les notions les plus anciennes et les plus authen<iîques sur la civilisation orientale. Le voyage d'Abraham en Egypte , l'histoire de Joseph , l'éducation de Moïse , la coutume de |M*endre la sagesse égyptienne pour terme de comparaison , comme dans ces paroles : u La sagesse de Sàlomon l'emportait sur celle des Orientaux et sur la sagesse des Égyptiens (1), » ont fait toujours penser que ce royaame possédait une organisation intérieure qui remontait très-haut , et qui avait

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été accompagnée d'uo grand déyeloppement de sciences et des arts. Plusieurs historiens de Tantiqiiité, à la tôte desquels Hérodote, étaient entrés à ce sujet dans des détails qui furent longtemps r^igardés comme fabuleux. Des écrivains se sont occupés à venger ce père de l'histoire. L'ouvrage monumental sur TÉgypte a rétabli toute sa renommée. Enfin les découvertes récentes d'un savant philologue français ont porté à la dernière certitude les données de tous les âges *, et sont à la veille de dévoiler en entier les choses qui ne se présentaient à nos yeux qu'enveloppées d'un nuage épais.

Cependant l'homme qui , par son esprit et par la manière dont s'écoula sa jeunesse , avait été le plus heureusement placé pour comprendre tous les secrets de la science égyptienne, Moïse se jeta dans une route différente ; après avoir opéré la délivrance des Hébreux, il persista dans le dessein de s'éloigner des doctrines de ses maîtres, d'élever la civilisation sur des bases nouvelles , et de former Vm peuple à qui il fût en droit de dire : Quant à toi, tu es autrement institué que toutes lès nations connues (2).

Les premières populations originaires desferti*

• Voir le Précis du Systems hiéroglyphique des Égyptiens, par M. ChampoUion le jeune, et ses Lettres à JdM, Daoiêr et de Blâcas,

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letplateanx de la haute Asie s'étaient dirigées Ters tontes les parties de ce Taste continent, et avaient pénétré dans le cœur de TAfrique , loit par l'isthme de Suez, soit à travers la mer Rou^ *. Au dire des géographes , TArménie est un des plus beaux et des plus fertiles bassins de TAsie , le centre de la distribution des eaux de cette contrée vers tous lespoinU de l'horison (3). Et c'est dans l'Arménie méme^ à ce qu'il paraît, que les populations sorties d'un tronc principal se divisèrent ; elles suivirent le cours de& fleuves , et de proche en proche, arrivèrent à des époques peu éloignées sur les bords de la Méditerranée, aux embouchures de TEuphrate , de Tlndus , du Gange Qt jusque dans la Chine.

Les prétentions de chacun de ces peuples à une antiquité beaucoup plus reculée que tous les autres manqueraient donc de fondement solide , et l'assentiment que les philosophes du dernier siècle ont accordé à quelques-unes de ces pré*

* On concevrait d'après cela que TÉgypte eût compté parmi ses peuples des tribus venant en ligne directe du Nord, et des hommes qui, après s'être portés vers Féquateur africain, seraient remontés vers la Méditerranée. Tant que Thjrpothèse dont je reparlerai dans la suite , et qui donne plusieurs souches différentes k la race hniBaine,n>st pas prouvée ,- nous devons nous en tenir à cette opinion , autour de laquelle se réunissent jusqu a présent toutes les probabilités.

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tentions même reposerait sur une fausse îndnction.

Les progrès des sciences et des arts dans un même lieu n'6nt rien de régulier. Si à certaines époques ils marchent avec lenteur , il en est d'autres où ^intelligence humaine parcourt avec une incroyable rapidité la plus longue carrière. Faudra-t-il conclure du temps qu'elle aura mis dans le premier cas, le laps de temps écoulé pour le second? Non, sans doute : ne voit-on pas l'enfant qui bégaye à peine quelques mots acquérir en peu de jours un accroissement de connaissances dont aucune autre période de la •vie n'offre l'exemple ?

Ce que je dis s'applique au grand âge qu'on s'est plu à donner à la race humaine. Qu'une nombreuse série de siècles soit passée depuis que la terre a été lancée dans l'immensité jusqu'au moment où l'homme a paru à sa surface , cela est indubitable : mais que l'espèce actuelle remonte à des temps disproportionnés à ceux de la tradition mosaïque* , à trente mille ans et au-delà » comme on l'a prétendu , je ne le pense point..

* On pense bieu qoe quelques mille ans de plus ou dctmoins seraient ici sans importance. De même découvrît rait*on des peuples anciens dont Texistence eût été ca-^ ohée jusqu'à nos jours, cela ne changerait rien à Fêtai de la question.

ATAHT moisS.

Tons leg faits et tons les raisonnemens anxquels en a en recours sont loin de foiiTEifr une preuve décisive ; et en supposant que lés monumens hisioriques et physiques établissent une balance égale entre les deux opinions , elle pencherait encore pour la dernière , au moyen des deux inductions suivantes : la majeure partie du globe est dépeuplée, et il y a peu de siècles que ce dér faut de population était bien autrement considé* rable. La raison générale de Tespèce ne brille que faiblement, même sur les points où elle a le plus avancé; et il y a peu de siècles qu'on la comptait pour rien. Non, la race humaine n'est pas si vieille sur la terre ; il faut le reconnaître pour n'en pas désespérer.

Le sol et le ciel que rencontrèrent les populations dispersées en Asie et en Afrique , eurent la plus grande influence sur le développement de leurs facultés. L'homme est partout et en tout temps le même : ses besoins fondamentaux ne changent point. Comme partie du règne animal , son existence se réduit à ces choses : se mouvoir, s alimenter et se reproduire ; comme être spécial , distinct de tous les autres , sa destination essentielle est d'aimer et de penser. Mais pour que ces facultés aiTivassent au plus haut degré d'extension et au meilleur équilibre, il fallait des impressions diverses, dont les unes seraient pro-

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▼oquées par les agens eitérîeurs , les autres par ses propres fiirces intérieures. Il devait s'exercer «ur tous les objets à portée de son bras ; subir répreuve de tous les sentimens possibles ; se mettre par la pensée en rapport avec tout ce qui existe. De là les chocs qu'il a soufferts, les illusions , les déceptions, les erreurs qui ne lui ont pas été épargnées, k Soumets la terre, hii avait dit l'Éternel , et domine âur elle , mais à la s ueur de ton front. »

Bien plus , une^éritable solidarité lie toute Tespèce. Un homme, une famille, un peuple ne peuvent être long-temps heureux , au milieu des pénibles agitations des autres : c'est pourquoi les plus grands efforts de civilisation sur un point donné ont toujours rencontré des obstacles invincibles ; c'est pourquoi l'on a dit que les États parvenus à une certaine hauteur, passaient nécessairement à la décadence. Mais cette décadence partielle n'a jamais été un mal. Les fragmens d'une grandeur brisée sont devenus autant de germes qui, en se répandant au loin, ont produit des grandeurs nouvelles : et l'aspect des ruines, loin d'affliger profondément le cœur, doit au contraire inspirer cette pensée consolante , que rhomme , quand il a renversé ses propres oeuvres, était comme poussé par le secret instinct qu'il avait de mieux fiiire.

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li'ëtat des peuples chasseurs les disposa bientÀi à lagtierre: aussi reg$^dons-DoviS comme une sage idée., celle qui nous a présenté dans les pre-' miers conquérans de TAssyrie, depuissans chckfiseurs sur la terre. Les loisirs des pasteurs dirigèrent leurs âmes vers Fobservation de la nature et la contemplation. C'est dans certains coins de TArabie , dans la Cbaldée et dans l'Ethiopie , dont le rôle paraît avoir été des plus importans , que cette impulsion fut donnée aux facultés humaines. Elle s*était déjà manifestée sur les rives du Gange , avec les modifications' produites par un climat plus relâchant et plus voluptueux^ avec toutes les différences qui existent entre la vivacité de l'Arabe et la mollesse de l'Indien. Enfin , dans les pays agricoles, rintelligence humaine se tourna principalement vers les choses utiles. La prévoyance des saisons , les travaux réclamés par le sol , la nécessité de s'opposer aux ravages des eaux et de porter chez les uns le superflu des denrées des ^jotres; conduisirent, dans l'Egypte et à la Chine, aux mêmes résultats. La carrière fui ouverte à l'industrie, aux arts et au ccosmerce. Les Phéniciens franchirent les mers ; l'Afrique , TEurope furent visitées ; le golfe Persique, la mer des Indes établirent des relations entre tous les peuples de l'Orient; et. bientôt les sages de Mempbis connurent non-'seulement la richesse

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des produits de l'Asie méridionale , mais la plii- ^osophie de ces ([ymnapophistes * Indiens , dont ib hotiorèrent de tout teçips le savoir et Tan-^ tiquilé.

Malgré ce mélange des doctrines , les divers peuples ne cessèrent de recevoir de leur état physique et de leur première impulsion , une empreinte particulière qu'il me su£Git d'indiquer , attendu que les faits desquels je dois tirer des> conséquences en sont indépendans. I^es sages qui s'adonnaient surtout aux spéculations , s'efforcèrent de soumettre la pratique de la vie aux. idées avec lesqualles ils croyaient expliquer Thar* monie du Monde , et ils dirigèrent dans cet esprit les institutions sociales : toute leur politique découla de leur théologie. Ceux au contraire chez qui les soins relatifs aux choses d'utilité physique avaient prévalu ^ accommodèrent plus directement les croyances , les institutions à ces besoins mêmes ,.et U*ansformèrent en théologie une partie de leur politique. De là, deux religions principales, ou plutôt deux nuances de religion auxquelles se ralliaient toutes les autres :

* Le mot gymnosophistês signifie sages nus. On a dit qu&ce nom leur avait été donné parce qu'ils allaient nus dans les bois : croyons plutôt que ce fut parce qu^ils aspiraient à Yoir la vérité tont« nue.

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la reUgien conleii^latiTe de Tlude et méflae de TEthiopie qni cr^a des piouT^irs sociaox correspondant aux pouvoirs occultes de la natim»'; la relîgîoD pratique de l'Egypte qui appropria set dieux aux besoins du temps et du pays. C'est du moins ce qu'on peut conclure en général de ce que disent les savans qui se sont exercés sur ces manières. La plupart des divinités ridicules au culte desquelles le Tidgfldre égyptien était Toué , cachent^ outre les vues théologiques et les symr boks d'ttstroBomie , de nombreux symboles re«latifs aux mœurs , aux intérêts looaux , à la poli*tique et aux usages. Tel serait, pour citer un exemfle , le caractère divin accordé a certains animaux ou a certaines plantes dont l'économie publique ou l'hygiène auraient ordonné de s'abstenir.

Mais ces deux manières, de procéder auxquelles il est presque impossible d'échapper entièrement , rencontraient dans leur exercice deux sources abondantes d^errenrs. Les besoins appelés physiques ne sont pas moinsr difficilesà déterminer avec netteté que les besoins intellectuels ou moraux. Les sens ont leurs illusions comme Fesprit et le cœur ; et la science de ce qui est utile peut offi:ir matière à controverse autant que la science du bien et du mal , du juste et de Tinjuste. Il arriva donc que les contemplateurs qui

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adoptèrent de fausses notions sur l'ordre général et théologique des choses en firent une application lîineste à Tordre social; et que les hommes plus positifs qui se trompèrent sur les véritahlei besoins des peuples et de Thumanité, imaginèrent une mythologie incohérente qui donna la plus fâcheuse direction aux esprits.

En même temps les passions individuelles ob« tinrent une part immense dans ces combinaisons. Les hommes capables de se livrer aux idées spé* culatives ou à la recherche des besoins privés et publics soni toujours en petit nombre. Ils se réunirent, ils firent corps, et bientôt songeant plus à leurs intérêts personnels qu'aux intérêts des masses, ils tirèrent des choses extérieures les conséquences lesplus favorables a eux-mêmes, ils réglèrent leur mythologie selon leurs propres désirs *. Voilà de quelle manière l'Inde et l'É-^

* Il est probable que cet ordre de choses fat préparé par rétablissement de quelques tribus victorieuses, au milieu des peuples qu^elIes avaient subjugués, cooipie cela est arrivé dans le premier âge des États modernes. Tout porte à croire que les Éthiopiens furent les premiers dominateurs de TÉgypte. L'histoire des hommes offre toujours plusieurs causes qui les poussent vers le même but ou qui les en écartent. Je fais ici ressortir celle qui dépend du développement même de l'intelligence , et qui est la plus importante pour mon sujet.

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gypte,sans marcher absolument dans le même sentier, atteignirent le même but, quîestlepoint de fait; savoir : rétablissement des castes pmilégiées qui , se croyant d'ane nature supérieure , s'approprièrent les progrès intellectuels, le monopole des croyances, et ne négligèrent rien pour confirmer et pour étendre leur pouvoir.

Alors tout ce que la mythologie primitive renfermait de philosophie s'efifaça devant l'avantage politique qu'ils en retiraient ; alors à des intentions pures , mais mal appliquées , succédèrent des intentions perfides suivies avec art. L'ignorance et la superstition des peuples furent mises en système. L'idolâtrie régna dans toute sa laideur : la foule prosternée devant les créatures les plus abjectes , se traîna dans la fange ; elle immola son semblable à des dieux immondes ; elle n'oublia rien de ce qui pouvait être imaginé de plus puéril et de plus extravagant.

Dans cette confusion déplorable , un homme apparut soudain, qui, fort de la sagesse des temps anciens et de l'énergie de sa pensée , renversa , d'an seul coup, tout cet appareil dégradant; qui ramena toutes les idées spéculatives à un seul principe sublime de simplicité; qui reconnut le salut du peuple pour suprême loi ; qui imprima enfin une nouvelle impulsion a l'espèce, etpoisa &ur ses œuvres un sceau indestructible. C'est

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Moïse : lors même qu'il aurait payé un tribut inévitable aux mœurs de son siècle , en serait-il mokis prodigieux ?

Mais avant de parler de s^ naissance et des évènemens qui nous conduisent au temps où il commença à dicter ses lois, exposons les principes de la constitution égyptienne , à Taide des documens les plus anciens. Je ne garantis pas la rigoureuse exactitude des détails ; Tesprit général en est incontestable. Elle confirmera ce que l'ai dit de Tambition des hautes castes de rOrient pour un pouvoir avec lequel elles s'em» paraient, au nom de l'intelligence et du ciel , des jouissances de la terre ; elle indiquera les principaux motife de la première caste de l'Egypte , lorsqu'elle regarda comme un souverain bien les superstitions et la séquestration des castes inférieures ; elle montrera enfin des points de ressemblance si frappans avec certaines époques des plus rapprochées de nous , que je serai forcé dem'écrier encore , qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil.

L'Egypte fut soumise à une monarchie théocratique , c'est-à-dire , à un gouvernement dans lequel les lois venaient des dieux, et dans lequel la faculté de faire parler les dieux et d'interpréter leurs volontés était dévolue à une caste particulière qui comptait dans son sein le roi ,

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soit qQ*il en fôt meoibre-iié, toit qu'ily i&t entré par adoption. Un prêtre égyptien qui vivait dans le troisième siècle, avant Tère valgaire, sons Ptolémée-Philadelphe , et qni do il en grande partie à un historien juif là conservation de sa mémoire , de même qu'à un savant Françan , sa réhabilitation complète , comme écrivain fidèle $ Manéthon de Sebennytus , nous apprend qu'elle comptait trente dynasties de rois dont le premier s'appelait Menés y et qui remontent à plusdecinc[ miileans avant Alexandre. Certaines chrimiques égyptiennes portaient leur antiquité à trente-six mille ans , y compris l'âge des dieux et des demidieux : mais c'est aux recherches déjà si heureuses du philologue dont j'ai parlé , et à l'esprit d*in-* vestigation avec lequel il a pénétré le langage des monumens , qu'il appartient de dissiper toute l'obscurité qui a couvert jusqu'à nos jours cette chronologie.

Trois castes principales divisaient l'État (4) : l'une s'était réservé de représenter VinteîUgence ; je continuerai à lui donner le nom de$aeerdoiahy sous lequel on l'a toujours désignée, sans ajouler à ce mot l'idée que tous ses membres exerçassent la prêtrise , mais parce que cette attribution , et la faculté de faire parler les dieux, formaient son caractère essentiel, son lien le fAus puissant. La seconde , ou la caste militaire , représentait la

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forée. Le peuple ou le yulgalre i qui composait la troisième , trouvait dans la matière son analogue. Combien cette division par castes fut chère aussi aux dominateurs de Tlnde ! Au premier rang brillait la. caste sacerdotale des Bramines , qui, émanée du cerveau de Brama > l'emportait par essence sur toutes les autres.

Dans les changemens de dynastie, qui n'étaient pas la suite forcée des invasions étrangères , le nouveau roi sortait du sein de la première classe , ou du sein des guerriers (5),

Le peuple ne participait en rien à cette élec* tion , et les suffrages n'avaient pas une égale valeur chez les deux classes privilégiées. Les prêtres, ou sages, inférieurs en nombre, avaient balancé ce désavantage en opposant leur qualité : de sorte que le suffrage d'un préire ,ou sage de première classe, équivalait aux sufirages de cent guerriers ; d*un prêtre , ou sage de seconde classe, à ceux de vingt; et d'un prêtre, on sage de troisième classe , aux suffrages de dix. Au cas , enfin, où l'élection restait incertaine, l'oracle, rendu par les prêtres eux-mêmes, en d^idait (6).

S'il arrivait que le roi fût tiré du sein des guerriers , les prêti*es s'empressaient de l'initier à leurs mystères <ft de l'agréger au coi*ps sacerdotal (7); ensuite ils s'efforçaient de le tenir sous

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