CHAPITRE VIL
BD TRÈ50E DU TEHPtB ET DES IMPÔTS.
Les peuples anciens ayaient coninme de renfermer une partie de leurs richesses dans les temples , pour les évènemens imprévus': il n'existait pas chez eux , comme parmi nous , la rapide cîrcuiation de capitaux qui les porte en un clind'oeil sur le point nécessaire.
Le trésor du temple des Hébreux n'appartenaîtdonc pas à la tribu des sacerdotes. De même qu'ils n'avaient qu'une patrie , qu'une loi , qu'un but d'utilité nationale, ils ne possédaient qu'un trésor général qu'on nommait indistinctement le trésor de Dieu et du peuple. Les richesses particulières que se procurèrent les rois , furent , comme on le veiTa dans la suite , une dérogation à la loi primitive.
Les sénateurs et les sacerdotes veillaient en-
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semble à la conseryation de ce trésor; mais le pouToir public , seul , devait en régler Temploi. C'est en présence de Moïse , des anciens et d*É^ léazar le grand-sacerdote , que îes tribus déposèrent dans le tabernacle les richesses qu'elles avaient conquises. En la vingt-troisième année du règne de Joas , les sa<;erdotes furent dispensés de recevoir ni^e les offrandes : on établit un tronc fermé dans lequel le peuple versait ses dons *, Dès qu'il était rempli , les secrétaires du roi et le grand-pontifê l'ouvraient en présence de toute l'assemblée, et en retiraient le contenu pour le remettre à ceux qui devaient Ytm-r ployer (132).
Lorsqu'au retour de là captivité de Babylone on eut à déposer dans le sanctuaire la vaisselle précieuse et les talens d'or qui avaient été rendus par te rai de Perse ^ les anciens les firent peser, reconnaître par les sacerdotes chargés de la garde an temple- , eurent sotn de mettre en écrit le nombre exact et le poids des choses qu'ils leur confiaient. Enfin , de nouvelles preuves que le
• Le roi avait dit aux lévites : Allez par toutes les villes d'Israël ramasser le tribut ordonné par Moïse. Mais les lévites mirent beaucoup de négligence à demander l'argent, de sorte qu'on fit publier dans tout le pays que chaque individu voulût bien l'apporter lui-même ; ce qui eut lieu (II chroniq. xxit).
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trésor da temple appartenait au peuple luûfnéme, et non pas a 1^ tribu sacerdotale » sont fournies par les évènemens des règnes d'Asa, d'Acbaz , d'Ézéchias , ou le pouvoir politique puise dans le trésor de la maison de Dieu, pour conclure des alliances ou pour éloigner de puissans ennemis (133).
Maimonide, qai a mal envisagé un principe sur lequel je reviendrai plus tard, confirme la chose en ce termes : « Le roi se gardera d'usurper Taisent et l'or de ses sujets , f)e Taccumuler dans ses trésors et de le faire servir à ses jouissances particulières et à sa vanité : mais il n'en demandera que ce qui est conveniJïle.pour son armée, ses serviteurs, ses ministre^; et i| déposera le tout dans le. trésor de la maison de Dieu ^ sous la surveillance d'hommes fidèles, afin qu'on puisse y recourir sur-ple*champ , suivant les besoins de l'État (184). »
Pour conserver dans sa république l'amour de l'égalité et des lois, Lycurgue imagina de priver Lacédémone de toute monnaie d'or et d'argent; et de les remplacer par des pièces pesantes de fer et de enivre. Moïse ne fit point cela; mais il semble qu'afin de mieux exciter le peuple hébreu à vivre de ses produits et de leur échange, ses efforts eurent pour but de diminuer la masse des richesses métalliques^ soit en leur donnant un
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débouché (lanis le binliatit appateil dont il en* toura le culte, soit en établissant le dépôt da santuaire. A.son instigation ^ les tribus, dans le désert, offirent oe qu'elles ont de plus ricbo en métal. Après la guerre contre Madian , tout ce qui était d une utilité directe tomba en partage •au peuple, tandis que les objets en or et en argent •furent déposés dans le tabern«tcle ; enfin il pres- 4itivii non seulement de briser les statues des idoles dont on se serait rendu maître à la guerre, mais dé ne pas désirer l'argent et Por dont elles étaient composées, et de ne jamais le mettre en circulation (180).
Parmi les £lcheuses conséquences du système «xagéré de Salomon , celle-là n^est donc pas la moins remarquable, d'avoir attiré trop de richesses métalliques dans Jérusalem, et d'en. avoir tait un appât puissant pour les nations voisines. Alors plusieurs de ces nations qui, dans un état ordinaire des choses, auraient. eu intérêt à vivre en bonne intelligence avec le peuple d'Israël , ne cherchèrent qu'une occasion pour s'empai^er d'un si précieux butin : tel fut le roi d'Egypte Sisak ou Sesonchis, parent par alliance de Salomon, à cause de la femme égyptienne que ce dernier avait épousée, qui arriva sur la Judée avec une armée nombreuse, peu de temps après la mort du prince hébreu , et dépouilla entière-
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ment le trésor du temple et le trésor partienlier da roi.
Le dixième de la dîme était apporté daos les chambres de la maison de Dieu; une pai*tie revenait aux sacerdotes , l'antre au trésor.
A chaque dénombrement du peuple, toot homme au-dessus de vingt ans devaife donner nn demi-sicle (yingt-cinq'sous environ), que le législateur ne regarda pas comme un impôt, puisque dans quarante ans le peuple ne fut dénombré que deux fois , mais plutôt comme un signe qui indiquait la présence des personnes; c'est pourquoi il dit : « Le riche ne donnera pas davantage; le pauvre ne donnera pas moins (13G). »
Sous Néhémie , le peuple réuni en grande assemblée convint de payer le demi-sicle où le tiers de sicle tous les ans (137). Alors ce fut nn impôt réel, et Ton manqua aux principes en déclarant que tous les hommes libres le porteraient sans distinction de fortune. Une seule circonstance semble les justifier : il était consigné dans la première loi, que le demi-sicle serait considéré comme le prix du raùhai de chaque individu devant rÉternel : et les citoyens les moins fortunés se seraient offensés, peut-être, qu'on leur eût demande un prix inférieur : ce sentiment se conçoit dans une république.
Au commencement du mois dWar , vers fé-
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Trier, le «éoai faisait publier dans tontes les pro- TÎnees Tordre de satisfaire à la taxe. Les citoyens s'empressaient de l'apporter dans rassemblée des anbiens de leur Tille, et la dépeçaient sur de grandes tables on dans des trônes. Après trois semaines, ceni qui ne s'étaient pas acquittés fournissaient un gage : le lévite payait ou donnait son gage ; le sacérdo te payait , mais ordinairement en n'exigeait pas dé . gage , par pure déférence. Bès que la perception était achevée, l'assemblép en calculait le produit et l'envoyait à Jérusalem, par un hotame fidèle qui était reçu avec les mêmes formalités que les citoyens daqs leurs •TiUes : Je: sénat, après avoir fait in^rire s,op nom , son pays et la somme ^ lui donnait une d^f chàrge<138).
Les choses librement vouées à l'Éternel ser^ Taient aussi à accroître le trésor. On sait la pror •pension des hommes superstitieux à se renirp faTorable par des ofirandes l'être dont ils redoutent ou dont ils réclament l'intervention. Mais Moïse commença par leur déclarer qu'ils n'ér taient nullement obligés à faire des vœux; qu'ik pouvaient s'en dispenser sans crainte , et il pu^ blia quelques règleraens qui semblent destinés à restreindre cet usage ; celui-ci , par exemple : « Un homme qui veut racheter la chose qu'il a Touée , la paiera un cinquième en sus de l'esti-
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mation ) tandis qu'elle sera véndae à lin autre homnie» selon restimation même (189).
« Toute personne peut vouer à TÉternel une partie de son champ , mais non le champ tout entier. Il conserve le droit de rachat jusqu'en Fanniée jubilaire ^ si cette année s'écoule suis^'ii ait usé de ce droit, la portion du champ deyient preipriété du trésor , qui le tend pour touti'intervalle de ce ju})ilé au jubilé suivant, sans que. le donataire ait liberté de le râb|ieter (140). Mais quand le second jubilé arrive, le champ rentre dans la famille, attendfi qu'il n'existe pour personne dans rÉtat^ comme çn s^en est déjà ci»n- Hraincu, le droit de vendre ni d'acheter d'une manière absolue. La même condition s'appliquerait à la portion du champ que le citoyen aurait 'vouée aU sacerdote lui*- même ; car dans ce cas , cô^Rime dans plusieurs autres, le mot propriété perpétuelle n'eiprirae que le temps compris ei|iSfé deux jubilés *• »
Quand une personne se vouait à l'Étemel ou vouait quelqu'un de sa propre famille , il y avait <llrioit de rachat , moyennant Mne somme déter-
* Ç^ i^asi ^^ilzédbiel disait : Si le prince fait don à .qQelç[U*un d'une partie de son héritage , le don appartiendra' à cet bomipe, mgis seulement jusqu^à Fépoque de TafiVancliisâement ; car cela est rhériltage au prince qtd appai^îoit à seé fils (Ézé^lael'^ xtvi , 17.)
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minée i^ar la loi 9 l'aduUe petyaitplus qpe l'enfant ou le vieillard; le& femmes payaient un tiers dq moins ^ environ , que l^s hommes , à cause de leur manière de posséder qai sera exposée ailleurs ; leurs voeux n'étaient ob%atoires qu'autant que le père , ou le mari , après en avoir eu eonr naissance y ne s'y opposait pas forme Ilement(l41), Si Ton vouait quelqu'un des: siens à Vinierdiie^lik faculté de rachat n'existait plus : ainsi i'homm^ qui aurait consacré un de ses servit$urS)se.fi]4 privé sans retour , en faveur du sanotuaire ^ d^ service dont cet individu lui était redevable p0Q-r dant le nombre d'aimées que la. loi avait, fixéi Gela vient à l'appui des docteur$ >qui àffirmcynl que Jephté ne voua jamais sa fille àla m^^^i niai|$ seulement au célibat; c'est dotirquol ellovaUf^ pendant deux mois avec ses compi^ties p^ui^ri sur les montagnes de Galaady.sa virgitiilfé.iAuf rais-je donc besoin d'observer que l'article du Lévitîque, d'après lequel « tout homme voué à l'interdit , pour être mis à mottyoepeut s'y sotusr traire avec ube rançon » , ne regarde que lèfs peuplades cananéennes qu'il était ordonné' de eombattre à outrâlnce (142). La loi hébraïque n'admettait point , amsi que la loi romaine » que les en fans fussent une propriété dont les perds auraient droit de disposer comme d'un bœuf ou d'iine brebis ;. et Uy & eu un grand aveuglement à
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supposer que le iëgislatem* , qui avait en horreur les côatiimes barbares des nations contemporaines , eût autorisé dans deux mots obscurs les sacrifices humains.
Au reste, pour les choses vouées en Israël, il est impossible de ne pas revenir sur cette circonstance, que le bien-être acquis par le travail et par Tordre public et privé est le but essentiel de la loi hébraïque. On Conçoit sans peine que dans rinde, par exemple, un homme se dépouillât de sa fortune et en dépouillât ses edfans, pour mériter que son ame passât après la mort dans un "coi^ destiné à u|ie félicite éminente. Mais tout en faisant la plus large part aux superstitions des Hébreux, il ne pouvait pas arrivei* souvent qu^on commençât, pour obtenir desgrehiers bien remplis, à donner sa propre récolte, et pour obtenir d'abondantes récoltes, à se défaille de ses «[ïhamps.
Le butin et 1^ tributs imposés à l'ennemi étaient pour tous les anciens peuples un grand moyen d'alimenter leur trésor. De nos jours encore , tout peuple paie le trîbut, lorsque, par incapacité ou par faiblesse, il fait a d'autres peuples des concessions qui ne sont pas fondées sur lanatnre des choses ni sur le droit.
Dans les besoins extraordinaires , le sénat en appelait a la générosité du peuple, à Fexemple,
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da lègislâdeôr qui, ayant demandé tout ce qu'on avait de plu» «précieux pour la construction du sanctuaire 'y fut forieé d'arrêter les profusions et d'annioncer , par une publication Nouvelle , qu'on ne recevrait plus rien. Enfin les tribus s'imposaient en particulier pour leurs affaires intérieures (148).
Voilà ce qui existait dans les premiers temps ; et ces rétributions suffisaient pour la réparation du temple, les frais des sacrifices, l'entretien des chemins, des fontaines, les frais de la guerre et d'autres dépenses de ce genre (143). Il n'y avait pas encore de fonctionnaires payés , de rois exigeans , d'armée pei*manente. Mais les redevan-^ ces auxquelles les peuples vainqueurs des Israélites les soumirent, nécessitèrent bientôt des taxes, dont la répartition enfanta de nombreux abus.
On est loiii de trouver dans les documens qui nous restent un mode de perception fixe. Sans doute le principe de l'égalité dans les charges avait été solennellement établi par la loi ; sans doute un grand nombre de faits postérieurs , même aux époques où la constitution primitive fut ébranlée, confirment cette égalité générale : mais il est d'autres faits qui prouvent le retour fréquent à un état de choses contraire à tous les principes, et bien propre a exciter l'indignation des prophètes.
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Salomon avait divisé le pays en dôme dëparteniens qui lui fournissaient les uns après les autres y pendant un mois entier » les vivres nécessaires àsa maison, c'est-à-dire à tous les membres du palais , et à toutes les troupes qui faisaient le service dans Jérusalem. Ces vivres consistaient en trente grandes mesures de fine farine, par jour, soixante de farine ordinaire, dix bœnfs gras, vingt boçufs arrivant des pâturages, cent moutons, outre les cerfs, les daims , les buffles et les volailles engraissées. Il ne paraît pas que les tribus supportassent avec peine cette contribution; car Juda et Israël mangeaient, buvaient et se rej paissaient , a cause de tous les avantages que les premiers efforts de Salomon avaient attirés sur le royaume. Mais on a vu que les choses ne tai'dèrent pas a se compliquer. Malgré Fénorme quantité d'or qui lui arrivait de toute part , ses profusions le forcèrent à mettre des impôts sur le peuple. Tantôt c'était pour la construction du temple, tantôt pour les'palais ou les riches maisons de plaisance qu'il éleva en Thonneur de ses femmes ou de ses maîtresses. Alors on murmura, et quand Roboam son fils monta sur le trône , dix tribus prescrivirent soudain à leurs députés de lui dire qu'elles n'entendaient plus satisfaire à des décharges si multipliées. Le roi ne voulut pas accéder à leurs remontrances ;
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il écouta Vatis des courtisans qui lui insinuèrent que ce serait manquer à sa dignité que de faire des concessions au peunle. <( Quelle part avonsnous reçue de David, s'écrièrent alors les dix tribus dlsi*a6l, retire-toi dans tes tentes , et toi , Eoboam , pourvoie ailleurs ta maison. » Mais le roi, malgré cette protestation , envoya chez elles Adoram, le principal percepteur des redevances : il parut à peine , qu'on s'insurgea contre loi et qu'on lassomma de pierres. Les tribus de Juda et de Benjamin qui étaient restées fidèles , par la raison surtout qu'elles avaient plus profité que toutes les autres des dépenses du feu roi , fournirent à Roboam une armée avec laquelle il se proposa de soumettre les révoltés. Mais le prophète Sémahia leur dit au nom de l'Éternel :
« Vous n'avancerez point , vous ne combattreiL pas contre vos frères ; retournez chacun dons vos deiueures : Jéhovah n'avait donné la cou^ ronne à Salomon que sous la condition express^qu'il respecterait le pacte public , qu'il n'enfrein* drait aucune loi ; et sa conduite a été telle que , sans le souvenir de David, sa postérité eût pour jamais été chassée du trône (144). i>
La contribution pour l'entretien de la maison royale continua d'être perçue dans le nouveau royaume; maïs tout porte à croire que la levée de boucliers contre Roboam , la fit restreindre ,
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du moins pour quelque temps , dabs/de .justeé bornes. Ezéchiel déclare qu on deVàîb assigner' un domaine particulier au prince, et lui concé* der de plus un soixantième des grains et un centième de l'huilé y avec lesquels il serait tenu non' seulement d'entretenir sa maison , mais de fournir aux dépenses de tous les sacrifices publics (145). En cela le principe de l'égale répartition était de no ureaux consacré , et la modération de la taxe rainenaii à là loi qui nous apprendra plus tard , que l'homme ohbiai pour porter le sceptre dcnrkit -vivre toùjoufis avec simplicité.
La plupart des. censures et pbilippiques des prophètes signalent l'avidité des rois , des chefs , des sacerdptes , à retirer de Targent du peuple. « Malheur à. vous! s'éca-iaientiU. Vq^s éte$ solidah'es les uns pour les autres; au grand jour da pa^e^çilt de^ ^fautes , vous supporterez tout le poids de vos iniquités : Tépéefera couler le saqg dans les appartemens les plus reculés; elle n'épargnera ni le vieillard, ni la vierge ^ p le» petits enfans; la dévastation et une effrayaiite solitude se succéderont dans vos palais (146). »
, La ^xe qu'imposa Ménahem roi d'Israël , vers l'an 771 avimt notre ère, pour acquitter le tribut de mille talens d'argent qu'avail ^i^igé Phul roi. des Assyriens, ne fut supportée que par les ri-
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ohes (147)* Le tribut de cent talens d'argent et d'un talent d'or que Pharaon-Néco mis plus tard sur le royaume de Juda , donna lieu à une égale répartition (148). 3ous la domination des rois de Syrie successeurs d'Alexandre , des rois d'Egypte et des Romains , le nombre et le poids des impôis s'accrurent d'une manière effrayante. Plus les Juifs payaient, plus on exigeait de leur part des sacrifices : qui ne connaît lès concussions des préteurs romains dans les 'provinces réunies à FËmpire! Jules César les soulagea. Ih avaient subi le régime des fermiers généraux, comme tous les pays environnans ; le texte même du dé-* cret impérial fait connaître les exactions des époques précédentes , et donne l'idée de cette astucieuse politique avec laquelle Rome,s'adres^ s«»t aux peuples qu'elle projetait de détruire , savait si bien voiler ses projets sous des mots imposans. Cependant le zèle des Juifs à envoyer régulièrement leurs offrandes des pays lointains dans lesquels l'oppression les avait fait émigrer, conservait toujours de l'importance au trésor du temple , qui fut pillé plusieurs fois par les gêné* raux étrangers, comme je le dirai, quand il s'agira de ce temple même.
^'« Jules César empereur , dictateur pour la seconde fois et souverain pontife, après avoir pris conseil, nous avons ordonné ce qui suit: Attendu