Berlioz. Loc. cit
3. 0 Beethoven a sans doute voulu caractériser par là quelque bon vieux paysan monté sur un tonneau, armé d'un mauvais instrument délabré, dont il tire à peine les deux sens principaux du ton de fa, la dominante et la tonique. » (Berlioz, Des symphonies de Beethoven).
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Le contre-basson a été utilisé par Haydn et Beethoven — les Saisons et la Symphonie avec chœur en témoignent, ainsi que la Messe en ré et Fidelio. — Mendelssohn l'a employé dans rouverture de la Grotte de Fingal et dans la Reformation-symphony . On en rencontre aussi un saisissant effet dans la troisième symphonie de M. Saint - Saëns.
Le contre-basson a toutefois été distancé par son rival, le sarrusopbone', « rival avantagé, sous le double rapport de l'émission et de l'intensité dans le grave » ".
Le sarrusophone a été employé par Massenet, MM. Saint- Saëns et Vincent d'Indy, sans parler des autres compositeurs qui ont suivi leur exemple . L'App/enti sorcier de M. Paul Dukas présente un des plus heureux effets que l'on puisse demander à cet instrument.
Le facteur Mahillon, de Bruxelles, a inventé en 18G8 une contre-basse à anche destinée, elle aussi, à remplacer l'ancien contre-basson de bois.
Quel rôle a joué le basson dans la littérature ?
I. Cet instrument, inventé en i856 par M. Sarrus, clief de musique au i3" de ligne, est le type d'une série comprenant six individus. Il s'agit ici du siirrusophone contre-basse.
■i. C.-M. Widor. Technique Je l'oichcstrc moderne. L'auteur couslate 1 injustice du reproche fait au « sou nasillard » du sarrusophone. Bien joué, cet instrument offre k une sonorité vibrante et pleine, une excellente basse des « vents », descendant sans hésitation .\ l'extrême grave de l'orchestre, une octave au-dessous du basson ordinaire ».
Un rôle bien effacé! Théophile Gautier, dans ses Variations déjà citées, nous a dit, à propos du « vieil air populaire » qui en est le thème, que
L'aveugle au basson qui pleurniche L'écorche en se trompant de doigts.
Et Verlaine a entendu la bise pleurer « ainsi qu'un basson ».
Dans son mélancolique poème de Maud, Tennyson a écrit :
AU night hâve the roses heard The flûte, violin, bassoon.
M. Henri Allorge nous a dit de ce grave instrument :
Le basson me semble un vieux pâtre ; C'est le grand-père du hautbois.
Il a même célébré le contre-basson !
En somme la clarinette et le basson n'ont pas été adoptés par les poètes . Pourquoi ? Tout le monde l'ignore, à commencer par eux.
C'est à dessein que nous avons réservé pour la fin de ce chapitre la série des cromornes (ou tourjiebouts), qui constitue une autre branche ancestrale de la lignée des hautbois et bassons, mais dont la perce et la forme sont toutes différentes. Le tuyau du cromorne se recourbe en manière de crosse à son extrémité inférieure, où sa perce
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étroite et cylindrique ne s'évase que très légèrement. Cette série comprenait six individus, depuis le sopraflino jusqu'à la basse, voire même contrebasse. On la trouve, déjà complète, au xv" siècle. A cette série se rattachent le courtaud et son dérivé le cervelas, que 1 on peut aussi considérer comme une sorte de basson raccourci.