I. Pour ses ancêtres, voir p
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tain nombre de musiciens se sont exercés sur cet élégiaque instrument pour lequel furent écrites d'assez nombreuses compositions, telles que les deux concertos et la sonate de Molique, le quintette pour concertina et cordes de Macfarren, ladagio pour huit concertinas de Silas. On n'en sera pas surpris si l'on considère que ces instruments forment une famille comprenant les concertinas soprano, alto, ténor, basse et contrebasse. Berlioz a ainsi apprécié les qualités de ce groupe : « L'accordéon, qui pendant quelques années fut un jouet musical, a été le point de départ du concertina et par suite du mélodium'. Le son du concertina est à la fois mordant et doux : malgré sa faiblesse il porte au loin ; il se marie aisément avec le timbre de la harpe et avec celui du piano ". »
Le mélopbone, inventé en 1837 par notre compatriote l'horloger Leclerc, appartient à la même famille : il afiecte la forme d'une guitare de grandes dimensions. Le cecilium, dû à Quentin de Gromard (1861) et offrant l'apparence d'une sorte de violoncelle, appartient à la même catégorie.
Sans Paul Ilervieu l'accordéon ne pourrait revendiquer la moindre place dans le domaine des
I. Voir pour le mclodium, et aussi pour l'harmouium le chapitre consacré aux iustrumenls à cla%-ier.
a. Berlioz. Loc. cit.
INSTRUMENTS POLYPHONES A RÉSERVOIFv DAIR 189
lettres'. Qu'il remercie donc l'auteur de Bagatelle d'avoir tracé dans cette pièce les paroles suivantes : « Vos lectures sont somnifères. Quand vous avez un livre entre les mains, par les sons que vous en tirez cela devient un accordéon. »