A. Pirro, Schiitz
déterminé». Sescontemporainsjugeaientdemème. Mattheson considère, d'une part, le rôle harmonique des A'ioles, qui donnent la plénitude au concert, dont elles sont « un des éléments les plus nécessaires » ; d'autre part, il en loue la sonorité profonde, prise en elle-même, qui, lorsqu'on les joue à l'unisson, a quelque chose « d'étrange et de charmant ». Bach les emploie seules ou unies aux violons. Il se sert de deux violes d'amour dans Varioso de la Passion selon saint Jean, et en fait concerter le timbre avec celui de la viole de gambe dans son Dranima per niusica; cette a murmurante viole de gambe », dit encore Mattheson, qui goûte également chez la viole d'amour son timbre argentin et extrêmement agréable convenant aux sujets tendres et languissants '.
Au reste les poètes ont confirmé l'appréciation des musiciens : « You are a fair viol », dit le Périclés de Shakespeare àlafilled'Antiochus^; et Corneille, renouvelant l'anachronisme, s'écrie, en sa traduction du Psaume CL :
Unissez en votre musique La flûte à la viole et la lyre aux tambours. •