FLORENCE
au moyen de privilèges et d'encouragements^ d'y attirer des nt vires étrangers, prit à sa solde les armateurs laissés sans ocoh pation par la décadence du commerce génois, lia de nouvditt relations et rendit les anciennes plus avantageuses (1), instituai! magistrature des consuls de mer, connus pourtant à Pise depuis longtemps.
Dans une charte de 1190^ qui contient les privilèges da àtr traco, c'est-à-dire du crieur public de Gènes (î), on trouve déjà que Livoume est fréquentée par les navigateurs; durant la goem de Ghioggia, Charles Zeno y abrita deux fois la flotte vénitienDe. Située entre le port Pisan et le portTelamone, elle pouvait tenir Tun et l'autre en sujétion; mais elle n'acquit d'importance qo'à la chute de Pise, et les Florentins^ après Tavoir achetée des Génois^ en 1421, lui accordèrent toutes sortes de privilèges. A cette occasion, ils renouvelèrent l'ancien traité par lequel ils s'obligeaient à charger sur des navires génois les marchandises qalls tiraient du couchant ; mais ils cherchèrent toujours à l'éloder, et finirent par Pannuler dans la paix conclue avec Philippe-Marie Visconti.
(1) Dès 1422, elle entra en négociations avec le Soudan d*Ëgypte ponrk commerce d* Alexandrie et de la Syrie , puis avec le seigneur de Gorinthe et Romanie, et conclut avec eux des traités avantageux : elle en fit un autre mblable avec F Angleterre en 1425, qui fut reoouvelé en 1490: avec rempo^ grec en 143S ; avec le roi d'Aragon en 1450. En 1487 et 1488 , elle reoooidi ses traités avec l'Egypte pour qu'elle favorisât son commerce à l'exclusioB et celui des étrangers.
Parmi les chants destinés aux mascarades , il en est un de marchands florcttins qui , revenus riches, exaltent les voyages et le gain , afin d'aider, au retov> quiconque a besoin ; ils exhortent à diriger les fils dans cette ▼oie , au lin '^ les laisser se perdre dans l'oisiveté et les vices.
(2) et Le sintraco , ou syndic , doit recevoir trois mines de tel de tout nv» qui vient de Sardaigne avec du sel ; s'il arrive de Corse et qu'il ait fait échiofc, il en aura trois mines de blé , et une de chaque navire qui viendra de la Roai* nie. Que tout navire qui se rend en Corse lui donne une mine de blé, et qn'i reçoive trois quart ini de sel de tous ceux qui viennent de Provence chafgéi^ sel, etc. Dans les fêtes principales, il dinera avec l'archevêque; c'est lui f* doit rq^ler la surveiUance de la ville, s'assurer si les gardiens ont fut Unt ^ voir, convoquer le peuple, poursuivre les voleurs et les malfaiteurs selon Tordit des consuls, publier les bans dans la cité et tout l'évéché, entrer dans les nuisons pour recevoir les gages, et, lorsque l'aquilon souffle, parcourir la liUe, k châleau et le bourg, afin d'avertir qu'on prenne garde au feu. Le samedi sùA il gardera les portes de Saint-Jean jusqu'au moment où rarchevéque et ht chanoines viendront pour liénir les fontaines» » {iJbcr jitrium^ p. 7o.)