LA BOUSSOLE
même contre le vent, s'était perfectionné. Les anciens n'^O:* raient pas la propriété qu'a l'aiguille aimantée de se tourner vers le nord;maisl^Amalfi tains furent les premiers (et l'on cite un cer< laiaFlavio Gioja) qui s'en servirentdans le onzième siècle comme d'un instrument infaillible pour déterminer la direction d^s yoya* ges.On put dès lors. s'aventurer dans la pleine mer^loin de la vuf» des côtes. Des navigateurs franchirent le détroit de Gibraltar^ le non pltês ultra des anciens, qui lui avaient donné le nom de Coloones, d'Hercule. Dès 1281, Yadino et Guido Vivaldi quittaient le port de Gènes sur deux galèreç, avec le projet de faire 1q tour de l'Afrique, et d'arriver par cette voie dans les Indes. L'une échoua sur les bancs de sable de la Guinée, et , r^uti*ç putatr . teindre l'Ethiopie, mais fut capturée ; il ne s'échappa qu'un seul marin, dont les descendants^ cent soixante-dix ans après, furent retrouvés en Abyssinie par le Génois Antoniotto Usodimare, Pierre d'Abano et Gecco d'Ascoli, fameux astrologues, disent que cette première tentative inspira le désir à Théodose Doria et ï Ugolin Vivaldi d'entreprendre, en 1292, avec deux frands* caios, le même voyage, d'où ils ne revinrent pas (1). D'autres Génois de cette époque découvrirent les lies Canaries dans l'océan Atlantique (2j. Nicoloso de Recco, chef d'une expédition qui avait ces lies pour but, en rendit compte à Séville, en 1341, à des marchands florentins, et c'est par eux que Boccace connut cette relation (3); peut-être les Açores furent aussi découvertes par les Génois*
Ces tentatives encouragèrent les Espagnols, les Portugais et les Basques à découvrir de nouvelles régions, soit le long de la côte occidentale de FAfrique, soit au milieu de l'Océan. L'infant Jean de Portugal, versé dans toutes les sciences de son temps-, s^éta-^ Mit auprès du cap Saint- Vincent, avec hi pensée de faire deeetté pointe occidentale de TEurope une espèce de vigie ^ur explore^ les mers inconnues; là il fonda une académie Tnarithne, dont la première invention fut l'astroiabe de mer, grand cercle métal-* lique, suspendu à un autre fixé à la partie Mpérieutrè de Tins* trament, et pourvu de nivoaux disposés de màliièfe à déCerminer
(1) Fouetta, Jlisi. gén,, livre v.
(2) Pétrarque {De vita solit,, xil, sect. 6, c. S) dit qu'à l'époque de ses^eres troe flotte génoise pénétra daYis ces parages.
(3) Reiazione delta scopcrla délie Canarie e ctaltre isole dAt Ôceano Tirfdvnmeme riirovate iiei 1941 ; ttnprfmée put SébaMiea Ciàtiipi, à f1oréfttiè> en U27.