LOUIS XII DE FRANGE
Le jour que Florence devait assister au jugement de Dieu par le feu^ Charles YI1I mourait subitement ^ à Tftge de vingt-huit ans. Comme il ne laissait pas d^enfants, il eut pour successeur Louis Xn^ duc d'Orléans^ dont la jeunesse s^était passée au milieu des aventures galantes et de la bonne chère. Ayant toujours besoin d'un favori^ incapable d'une longue application^ il fut longtemps enfermé dans une cage de fer pour avoir provoqué des révoltes. Mais^ en montant sur le trône, il devint meilleur^ et protégea les droits du plus grand nombre^ de manière qu^il fut appelé le Père du peuple. En sa qualité de seigneur d'Asti , il avait déjà un pied en Italie. A son couronnement^ il se fit proclamer par le héraut duc de Milan et roi des Deux-Siciles et de w Jérusalem , comme descendant de Valentine Visconti et héritier " "**• des Angevins.
Nous aimons à répéter que Valentine^ fille de Jean-Galéas et d'Isabelle de France, avait, en 1389, épousé Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI. Les Français, qui reprochent sans cesse à Tltalie de leur donner des reines misérables , oublient cette Valentine ; et pourtant elle introduisit la culture italienne dans la cour encore grossière de leur pays, soulagea par des soins attentifs la triste folie de son beau-frère Charles, et fut une épouse fidèle. Après la mort de son mari^ elle adopta pour devise : Rien ne m'est plus, plus ne m'est tien. Au milieu des
homme envoyé de Dieu. François Mayer d*léua (1836) en fait un précurseur et on émule de Luther, et produit beaucoup de lettres d* Alexandre Yl. Rudebach rétndia au point de Tue théologique. P. J. Garle (1842), copiant Barsanti sans le citer, le montre comme uu saint aux prises avec les mauvaises passions du temps; martyr de la vérité et de la vertu, il est pour lui orthodoxe en théologie, modéré en politique. Rio le considère comme le régénérateur de l'art dans l'idée. Le dernier historien du moine dit ; « 11 règne sur la vie entière de Savo- « narola une incertitude extrême ; la chronologie en est embarrassée , et les a événements les plus notables ont été dénaturés par les auteurs ; il y a de nom- « breuses lacunes qui ne peuvent être expliquées que par l'ignorance des bio- « graphes ou la n^lîgence des historiens. Les différentes parties du récit n'of-
■ freut aucun rapport, et l'histoire disparaît sous tant de légendes incroyables R que nous regardons comme impossible d'élever une étude quelconque sur des n bases aussi peu solides. Sauf quelques pages d'histoire sincères, mais éparpille lées et incomplètes , nous ne trouvons qu'apologies ou détractions dans les
■ livres que nous avons consultés.» (T. Psrrbus, Jérôme Savonaroia, ta W^, ses prédtealiont , tes écrits, <Caprèt Us liocuments origiruutx; Paris, 1853* ) Savonarola a été encore mis en scène par Rubieri , dans François Fa* lori , dans un poëme par l'Allemand Lenau , dans un roman par le Piémontais Corelli.