‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 26 sur 319 · TOMBEAUX ÉTRUSQUES · texte numérisé non relu

TOMBEAUX ÉTRUSQUES

chambres sont à cases, comme les colombana de Rome , pour y recevoir la petite urne des cendres vulgaires; rarement elles s'entrecroisent à la manière des labyrinthes.

Après avoir fouillé le sol , on découvrit une masse d'objets précieux. Les cucumelles , près de Vulci , sont des chambres circulaires creusées dans le tuf; la plus remarquable n'a pas moins de soixante-dix mètres de circonférence ; dans le milieu s'élève une tour qui fut peut-être flanquée de quatre autres tours coniques, dont une seule est encore debout (1). AToscanellaetBomarzo, dans la vallée de la Matra, il en est qui sont creusées dans les roches perpendiculaires; quelques-unes ont la porte ornée d'une frise; près de Gortone, elles sont coniques à la façon des nuraghes, et l'on en voit une, appelée grotte de Pythagore, qui est construite avec des murs. Parmi les hypogées d'Agylla ou Cœré, sur la droite de la voie romaine qui se dirige à Civita-Vecchia, aujourd'hui Cervétri, on en voit un, très-vaste, qui est précédé d'un vestibule comme les temples modernes. C'est là qu'on a trouvé une vaste nécropole dont les plafonds à travées ligures, les longs corridors , les portes cintrées ou pyramidales , les banquettes , sont creusés dans le tuf volcanique.

Un tombeau, trouvé en I83r>, ayant un plafond angulaire, et qu'on suppose d'âge pélasgique, mais certainement antérieur à l'influence grecque, avait deux longues cellules communiquant au moyen d'une ouverture formant un mur à hauteur d'appui qui

(1) De nouvelles fouilles entreprises dans un but scientifique par MM. Noël (les Vergers et Firniiu Didot, viennent d'être faites à la Cucuinelle de Vulci , par M. Aiessandro François. On y a trouve seidenient doux tours qui la dominent , l'une carrée, l'autre conique. Près de la Cucuinelle, sur les bords de la Fiora, les mêmes fouilles ont (ait (lécou\rir un bypogêe dont la principale cliambre sépulcrale est entièrement couverte de peintures. M. Noël des Vergers en a donné la description dans le bulletin d'août de Yinstituto di correspondenza archeologica. La peinture principale représente le sacrifice luunain offert par Acbille aux mânes de Patrocle. Le récit de l'Iliade y est fidèlement suivi , avec celte différence qu'à côté des béros bomériques, indiqués par leurs noms grecs en caractères étrusques, se trouvent des personnages, tels que le Cbaron d'Étrurie et une déesse ailée, qui donnent év;denunent un caractère étrusque à celle composilion dont le sujet et l'excculion sont d'ailleurs si complélement grecs et de la plus belle époque. En l'ace est représentée une autre innnolation de prisonniers, mais qui, d'après les noms complètement étrusques, indique un sujet emprunté aux traditions de l'Ét ru rie. Ces peintures sont un exemple frappant et comme une personnification des influences diverses qui sont venues se développer dans cette contrée. Voy. Bull, de rinsl. n" vni, ix, diaqosto esettembre 1857, p. 11.3 à 131.

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