‹ Histoire des Italiens (volume 3)Chapitre 54 sur 319 · DROIT · texte numérisé non relu

DROIT

envoyaient au dehors des soies grossières dites ligustines ; les Brutiens exportaient de la poix et du goudron; les Vénètes, les Samnites, les habitants de la Fouille, de la laine; par la voie Salaria, les Sabins venaient, à travers le haut Apennin, chercher le sel sur les rivages de la mer des Pratutiens, et les Ombriens l'extrayaient des cendres; Lipariotes, Rutules, Voisqucs, Campaniens couraient la mer sur des barques longues et légères; les Ligures, sur de petites embarcations grossièrement gréées.

De la fraternité des langues italiennes avec celles de la Grèce , quelques écrivains ont conclu trop précipitamment à la ressemblance de civilisation , comme si l'une ne pouvait dériver que de l'autre.

Mais, quand même on voudrait attribuer aux Grecs la civilisation italienne, elle s'en sépara bientôt et d'une manière essentielle. En Grèce parut de bonne heure la prédominance des familles, tandis qu'en Italie le droit privé se fonda sur le droit des gens, qui se perpétua. Chez les Grecs, l'individualité prévalut; en Italie ce fut l'État, l'autorité, la réflexion, l'idée; aussi, l'art domina dans la Grèce et le devoir en Italie. L'indépendance individuelle parvint en Grèce au suprême degré; en Italie, nous trouvons les patriarches, les enfants liés à ceux-ci, les pères liés au gouvernement, le gouvernement aux dieux.

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