‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 284 sur 365 · COMMUNES DE MILAN ET DU PIÉMONT · texte numérisé non relu

COMMUNES DE MILAN ET DU PIÉMONT

1107, est appelé secrétaire des consuls (l). Dans cette même année, les Milanais étaient aux prises avec les habitants de Lodi, dont ils assiégeaient la ville. Pavie guerroyait avec Tortone, qui sollicita l'alliance des Milanais, tandis que sa rivale s'unissait avec les Lodigianset lesCrémonais ; Pavie, après la prise de la ville ennemie, la livra aux flammes. Milan donna des preuves d'une existence propre, soit dans sa lutte avec l'archevêque Lanfranc, soit, plus clairement encore , dans la querelle des investitures et pour le mariage des prêtres ; plus tard les princes d'Allemagne et Frédéric, archevêque de Cologne en 1 118, écrivaient aux consuls, capitaines, chevaliers, et au peuple entier de Milan, comme à une commune indépendante, en les exhortant à défendre, pleins de confiance dans l'aide du Christ, leurs libertés contre Henri V (2). En 1117, les Lombards, épouvantés par des phénomènes extraordinaires, pluies de sang, naissances de monstres,bruits souterrains, résolurent de pourvoir à la justice, à l'ordre, à la pénitence. L'archevêque Giordano convoqua donc à Milan, une diète extraordinaire, où ne furent appelés ni princes, ni comtes, ni feudataires ; mais tous se placèrent sur une estrade, les évêques d'un côté, et de l'autre les consuls des villes, lesjurisconsultes avec le peuple, et l'on traita le rétablissement de la paix (3) : assemblée d'hommes libres qui prenaient l'initiative des mesures les plus opportunes, et qui peut-être alors s'occupèrent de suppléer à la juridiction royale, tombée dans un état déplorable. On ne saurait admettre, en effet, que cette réunion ne présentât que la commune des conquérants, sans participation du peuple.

Placentina;, c'est-à-dire notaire. Dans un diplôme de 1100, d'Anselme, archevt'qiie de Milan, le clerc de Verceil ajoute :

Hoc Vercellarum clerus decus ecclesiarum Laudat cum populo laudibus egregiis.

(PuRiCELLi, MoDumeuta ambrosianâ 289.)

Aoste eut des statuts en 1118, publiés par Cibraiio; Capoue en 1109, donnés par Bonaini; Vérone, des décrets de consuls en 1140.

(1) Consulum ep'istolarum dictator (Hist. Med., cap. 15 ).

{1) Consulibiis , capitancis, omni militix universoqtie Mediolanensi populo : Civitas Dei inclyta, conserva Ubertatem, ut pariter retineas no minis tut dignitatem, qui^ quamdiu potestatibus Ecclesias inimicis resistere niteris , vere libertatls aucfore Christo domino adjutore per- //•«erii ( Martènf,, Collect. vet. scriptnrtim et monumentorum , tom. i, p. 640). Qu'on remarque qu'il n'est pas dit un mot de l'archevêque ni du clergé. La première mention de consuls à Milan e«t de 1 100. Une charte de 1109 des archives de San-Fedele de Côme fut rédigée multis adstantïbus Cumanis consulibus.

(3) Landulphi Sancti Paijli, ch. 31.

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