‹ Histoire des Italiens (volume 4)Chapitre 290 sur 365 · COMMUNES DE LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

COMMUNES DE LA CAMPAGNE

cités de Lombardie avaient contraint tous les seigneurs du diocèse à s'établir dans leurs murs, si bien qu'il était rare de trouver quelque noble qui n'obéît point aux lois de la ville (i).

Un certain nombre de seignem-s se maintenaient encore dans leurs châteaux, surtout dans les montagnes inaccessibles, s'entourant de gens d'armes et d'écuyers, pour conserver leui antique puissance; mais, bien qu'indépendants des communes, ils ne purent jamais constituer une aristocratie forte, contrariés qu'ils étaient par les autres classes. Il ne leur restait donc qu'à faire étalage de luxe, à simuler des prouesses guerrières en attaquant une meule de paille ou une grange, en s'escrimant dans les tournois; ou bien à occuper leurs loisirs en jouant à la paume, aux boules, aux osselets, en s'enteurant de bouffons, de nains, de chanteurs, de joueurs d'instruments, jusqu'à ce qu'ils apprirent à vendre aux communes pacifiques leur courage qu'ils avaient exercé de bonne heure.

C'est ainsi que se formèrent les communes; combinant les idées classiques avec les nouvelles, on disait que la cité était l'association d'un peuple réuni pour vivre selon le droit, et que tous les hommes d'une cité, surtout des principales, devaient agir civilement et honnêtement (2).

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