ARMES DES VILLES
ksec et Imidis amatrix; Padoue, ses propres confins : Muaon, wons Athesis, mare certos dant mihi fines ; Bologne, un saint Pierre en habits pontificaux, et : Petrm nhique pater, legum Bononia mater. Voici d'autres exenoples : Vrhs hœc Aquilegix caput est Italix; — Est Aquilejensis fides hxc iirbs IJtinensis; — Ferrariam eordi teneas, osancte Georgi; — Salvet Virgo Senam quam signât amenam; — Uerculea clava domat Florenlia prava.
Messine, après les Vêpres siciliennes, adopta l'étendard orné de la croix portée par un lion, avec la devise : Fert leo vexillum Messunu cum cruce signum. Pistoie écrivit autour de l'échiquier desesarmes : Qiix voto tantillo Pistoria celo sigillo. Florence eut, dès l'origine, la bannière blanche et rouge; elle y ajouta la lune rouge deFiésole, puis l'œillet ou plutôt la fleur du jujubier («reos florentina). Lorsque les Guelfes prévalurent, on adopta l'œillet rouge en champ blanc, tandis que les Gibelins prirent l'œillet blanc, auquel ils associèrent l'aigle noire impériale. Florence portait aussi le lion, que l'on voit encore sur le sceau de Cortone avec la devise : Tuior Cortonse sis semper, Marce patrone.
Les armes étaient souvent parlantes : à Turin, le lion rampant; à Monsumano et à Montecatino, une montagne surmontée d'une main ou d'une cuvette ; à Barga, une barque; à Pescia, un poisson couronné. Les animaux qui figuraient dans les armes étaient entretenus vivants par les villes : ainsi Venise et Florence nourrissaient des lions; Parme , une lionne; Berne, Appenzell et Saint-Gall, des ours. Lorsque de petits tyrans se rendaient maitres d'une commune , ils ajoutaient leurs propres armes aux siennes; les Visconti donnèrent à Milan la vipère, qui plus tard, avec le lion de Venise, fut dévorée par l'aigle à double tête d'Autriche.
Nées du besoin de s'affranchir de charges injustes, dirigées non par une confiance mutuelle mais par une crainte réciproque, revêtues de pouvoirs dont on ne trouvait nulle part la définition et les limites, les communes, de même qu'elles s'étaient conjurées pour leur défense, se conjuraient de nouveau, soit pour soutenir une faction, soit par simple caprice : les seigneurs, à leur tour, se liguèrent pour recouvrer les juridictions; les métiers et les universités, pour se soustraire à certaines charges et aux abus. De là, une défiance réciproque, un égoisme effréné, une jalousie poussant à recourir à des associations particulières de classes ou de partis, qui produisent l'esprit de corps si funeste au sen-