‹ Histoire des Italiens (volume 5)Chapitre 103 sur 352 · APERÇU GÉNÉRAL. — SAVONAROLA · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL. — SAVONAROLA

Ni idolâtre du passé, ni ébloui par le présent, et plein de confiance dans l'avenir, nous avons suivi avec attention et sincérité, spécialement en Italie, l'évolution de ce fait complexe qu'on appelle civilisation, et nous avons vu, à la dissolution de l'empire romain , commencer le fractionnement de la souveraineté , au point de la restreindre à des villages et môme à des châteaux, Charlemagne tenta de les agglomérer au moyen de lÉgliseetdu système bénéficiaire, devenu plus tard féodal; la rénovation de l'empire d'Occident replaça le représentant et l*élu des Romains au-dessus des barons conquérants et des rois étrangers, non plus avec une puissance, à la manière des anciens Augustes, mais avec un patronat.

Dans la hiérarchie de cette société universelle qu'on appelait la chrétienté, l'empereur seul possédait la délégation sociale; les rois et les princes se reconnaissaient comme des délégués de l'empire, jusqu'au jour où Philippe le Bel de France, dans Pintention de contrarier l'F^glise, prétendit régner par la grâce de Dieu. Les barons, investis du sol et de la souveraineté territoriale, prêtaient hommage au chef des seigneurs, mais agissaient d'ailleurs avec une pleine indépendance; les évêques et les villes les

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