FIN J)E JULES II
les anciens pîaijnoni, partisans de la liberté et de la réforme morale ; un emprunt forcé leur permit de rétribuer largement les Espagnols, et Florence elle-même entra dans la sainte ligue.
Au milieu de la mésintelligence de ses rivaux, Louis XII, dans l'espoir de se faire des alliés de ceux-là raême qui l'avaient combattu naguère, multipliait les négociations et les propositions. Jules il était le seul qui ne cessât point de le harceler; il punissait et louait, transférait au roi d'Angleterre le titre de Très-Chrétien, et offrait le royaume de France au premier occupant. Il convoquait un congrès pour mettre un terme aux prétentions irréconciliables des confédérés ; en attendant, il se disposait à enlever Ferrare au duc d'Esté, la Carfagnaiia aux Lucquois. 11 voulait se faire livrer Modène par l'empereur comme garantie d'une créance; acheter Sienne pour la donner à son neveu, le duc d'Urbin ; changer le doge de Gênes, et chasser peut-être de Florence les Médicis, dont il n'était pas entièrement satisfait. Sollicitant le; concours des Suisses, dont il voulait faire la barrière de l'Italie, après en avoir expulsé les barbares, il leur envoyait l'épée et le chapeau bénits. Au milieu de tant de 1513 projets, la mort le surprit; néanmoins, dans le délire de l'agonie, il répétait encore : Plus de Français en Italie!
Si ce but unique eût déterminé ses actions, il pouvait bien mériter du pays, comme déjà il s'était montré digne de gouverner un plus grand État; mais, comme la colère inspirait ses actes, et qu'il voulait que tout pliât sous sa volonté despotique , il remplit l'Italie d'étrangers et de sang. Nous le laissons admirer et regretter par les classiques adorateurs de la force, comme nous laissons admirer son successeur par les idolâtres du beau.
<i neur violemment perdu. » Le mari la reçut avec des marques de tendresse, i toutes les femmes de Prato la tinrent toujours en haute estime , comme si sa Conduite généreuse avait également vengé les outrages faits à leur pudeur. »
21 février.