‹ Histoire des ItaliensChapitre 1 sur 150 · DE ROME · texte numérisé non relu

DE ROME

L'enfantement laborieux de la société moderne était désormais accompli. Les communes avaient prêté leur concours aux rois pour former de vastes monarchies avec les débris des juridictions féodales entre lesquelles s'était fractionnée l'autorité souveraine, et pour faire dominer une volonté unique, appelée la loi^ qui maintînt au dedans la tranquillité, au dehors l'influence. Après avoir tant déclamé contre les républiques^ leur incurable turbulence et les petites guerres du moyen âge; après avoir tant redouté qu'un État italien ne prévalût sur les autres, on pftut se rassurer maintenant : ils sont tous nivelés par la servitude^ et se trouvent dans l'impuissance de se nuire mutuellement, mais aussi de résister aux autres. Les principautés se consolidèrent ^ mais sans produire Tunité^ et la tyrannie ne donna point le repos.

Dès le moment où la réforme eut divisé l'Europe en deux camps^ le prêtre cessa de pouvoir commander partout^ et si qne province protestante nuisait à un pays catholique, il fallait nécessairement la réprimer ; de là sortit un nouveau besoin du pouvoir monarchique^ qui remplaça l'autorité ecclésiastique^ à l'avantage peut-être de l'ordre, mais non de la liberté. La nécessité de l'ordre ru oublier ou fouler aux pieds les privilèges^ réunir de grosses

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