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lOM.

338 FORTiaUERRA. TESTÎ. CfllÀBRERA.

donnant bientôt au genre facétieux ^ il fit les poèmes de Do^nitie^i tue-mouches, du Mal français et V Enéide travestie. 1786. Le Riciardetto de Nicolas Fortiguerra est d'un style pur. mais

dépourvu d'élégance ; dans ce poëme, dont il écrivit^ à la suite d'une gageure , un chant par jour, il reproduit en caricature , au milieu de folles bouffonneries, les héros de l'épopée romanesque; riant toujours, sans réflexion ni but, il se jette dans Pobscène, et abuse de sa facilité à versifier.

François Redi, d'Arezzo , qui sut de tout , fit un grand pombre de bons sonnets , outre le Bacchus en Toscane , Tœuvre bachique la plus remarquable parmi les modernes , souvent imitée , jamais égalée.

Le Modenais Fulvio Testî, d'une facilité hardie et d'une manière large qui ressemble à de la majesté, manque de ce parfum du style qui éternise les ouvrages , donne trop dans Tingénieux et le fleuri, accumule des sentences et versifie une morale de prédicateur, n se plaignait de la prostitution des Muses italiennes; mais rode à Charles-Emmanuel, qui lui valut un collier d'or et la croix de Saint-Maurice et Lazare, le fit mettre en jugement sur les instances du gouverneur de Milan. Condamné par contumace à l'exil et à une amende de deux cents ducats, il obtint d'être absous par des vers composés dans un sens contraire. Il vécut dans les cours et les ambassades, honoré et envié, jusqu'au moment où un illustre personnage, qui se croyait représenté dans sa canzone au Petit ruisseau orgueilleux, le fit égorger. 552-1657. « La poésie est obligée de causer de la surprise; comme mon compatriote Colomb, je veux trouver un nouveau monde ou me noyer; » ainsi s^exprimait Gabriel Chiabrerade Savone. Accusant les poètes italiens de timidité, il recherche les images grandioses , les expressions figurées, les mots composés, les mètres nouveaux, dans lesquels il montre un sens exquis des harmonies propres à la poésie italienne; mais les constructions nouvelles qu'il donne à la langue, quelquefois impropres , ne sont pas toujours empruntées au langage populaire. La nécessité de louer d'obscurs professeurs et des princes qui n'excitaient aucun enthousiasme ne fait pas excuser ses perpétuelles allusions mythologiques. Il fit un nombre infini de poésies, des discours religieux en prose , des drames à mettre en musique, ciiiq poèmes épiques, outre beaucoup de petits poèmes, où l'on ne trouve ni le mérite de la régularité ni celui de l'inspiration.

Ses sermons , dans le genre moyen, figurent pa^mi les meilleurs

LES MÉCÈNES. BmElOTHÈQUES. 339

critalie; il a certainement de nombreuses beautés^ maïs rien de ^rand , rien de profondément senti; aticu&e de ses odes' ne vit dans les souvenirs. Ghiabrera> « dans^a viUe"natale, fut en butte à des intrigues sans qu'il y eût de sa faute ^ et fl fut blessé; il se véï^gea'deses propices mains, et les juges le condamnèrent è plusietlrs^mois d^eifil ')) .' Charles-Emmanuel le pria de. se fixer à sa cour; Chiabrera ayant refusé , il lui donna une chaîne- d'or> le fit accon^a^r dans un carrosse ^ de cour à quatre chevaux^ et toutes les fois qull^retournait à Turin il le gratifiait de trois cents livres pour son voyage, fi obtint de pareilles faveurs de Vincent Gons^gtié/ d'Urbain VIfI> de la république de Gènes y au pmnt de reste^^ouvertquand il parimt aux sérénissimes collèges; il mourut à quHtre-vinglrcinq ans , non sans mérite > après avoir joui' d'une existence saine et placide. •

On était bien loin sans doute 4e Tépoque de LéonX; toutefois, les encouragements ne manquaient* pas aux gens de lettres. Les potitifes, mais surtout Urbain YIII, les protégeaient; au moins par mode ; lesMédicis caressaient les artiistes et les écrivains; Gharlés- Ëmmanuel; malgré toutes ses brigues, ne les ouMia' point/, et souvent il les faisait discuter. Jean-Vincent Pinelli^ dé Naples^ se procurait à tout prix les livres qu'on publiait; outre un musée de globes^ de cartes > d'instruments mathématiques, de fossiles^ de médailles rares> il forma une biUiothèquedont le&ouvrages étaient classés par ordre de matières. Cette collection, vendue à sa mort et chargée sur un bâtiment^' tomba entre les mains de corsaireisi, qui jetèrent à la mer ou dispersèrent sur les côtes des objets «dont la valeur leur était inconnue*; les pécheurs recueillirent les feuillets pour calfeutrer leurs barques et- garnir les châssis de leurs fenêtres; le reste fut acheté trois mille quatre cents écus d^or par le cardinal Frédéric Borromée, qui en fit le premier fonds*de la bibliothèque Ambroisienne. Après Favoir ouverte au public avec Finsolite commodité de tables, de papier et d'écritoires , ce cardinal y ajouta un collège de docteurs, chargés d'écouter les récla- wao. mations des gens i^udieux et de publier des œuvres nouvelles. Le musée, recueilli par Jean-Antoine 8oderini, fut dispersé ; ce Vénitien parcourut le Levant , loué comme très-docte par Spon et Wcler, voyageurs érudits, par Magni et Patin.

• L-augustinien Ange de Rocoacontrata, directeur de l'imprimerie du Vatican , donna à son couvent à Rome une précieuse bibliotl^ègue ^ dite Angélique , sous la condition qu'elle resierait ouverte au public.

341 CHRISTINE DE SBiBE,

par les dehors et tes actes, négligée dans «es vètemenlE , simpJ^ daoe- sa iMiurritufe] insensible au. froid, au chaud, au soia— nu^, écuyëre infatigable, amante mobile, elle hérita, avec eon royaume, de la gloire du grand Gustave-Adolphe; tnaiàçlle sentit la difnculté de la soutenir. Désirant se convertir au calholicisme, bjen qu'elle fût la fîlle de l'homme qui avait fait triompher la réforme eu Allemagne, elle abdiqua, et vint en Italie. Fôtée comme le réclamait une cauversion de cette importance, elle offrit eq don votif, à la sainte maison de Lorette, son sceptre ^t sa çpurooDe;B'étant établira Rome dans le plus beau palais dil monde, elle partagea son temps entre l'étude,les am^seatents^-les bonneurS) dans lesquels elle surpassait la plupart des princes de son tâaui6..£lle ne Douvaît oublier Qu'elle avait été ceine: de même

l'arc ADIE. 34.3

langue vulgaire, matière confuse, exposée prolixement , avec un goût peu sûr, et qui n'a de prix que parce qu'elle met en lumière des choses nouvelles. Désespérant de parler de tous les poètes de son temps, et craignant de mécontenter ceux qu'il omettrait, Crescimbeni mit tous leurs noms dans une urne, et tira au sort ceux dont il aurait à parler ; tout cela se fit en présence de témoins, et procès-verbal en fut rédigé.

Après la mort de Christine (1), Crescimbeni, dans la pensée de maintenir réunis ces hommes de talent, institua TArcadie, qui devint Tacadémie la plus fameuse de Tltalie par ses mérites et le ridicule. Les quatorze fondateurs se réunirent d'abord, le 5 octobre 1609, à Saint-Pierre Montorio, puis dans le jardin Farnèse sur le Palatin ; plus tard, Jean V de Portugal leur fournit les moyens d'acheter une propriété, qui fut le Bosco Parrasio, sur le Janicule. Lorsque le nombre de leurs membres et de leurs correspondants se fut accru, ils eurent des colonies dans chaque ville de ritalie; devant simuler une Arcadie renouvelée, ils assignaient à chacun des noms de bergers et des possessions, mêlant partout à cet effet des idées champêtres et pastorales : ils avaient pour emblème la flûte de Pan, pour grenier les archives, pour gardien le président, comptaient les années par olympiades, et Gravina rédigea les statuts de l'Académie dans le style des XII Tables (2); en un mot, c'était une idéalité saHs aucun rapport avec le monde réel, et d'autant plus étrange qu'on choisit pour patron Jésus à la crèche. Les membres de cette académie se proposaient de réformer le mauvais goût; mais s'il avait pour cause le désaccord entre les choses et les mots, comment espérer qu'il serait épuré par des gens qui se réunissaient pour lire des vers, et des vers faits pour être lus? L'emphase disparaissait, mais on restait dans l'artificiel au lieu de recourir à la nature. Vincent Leonio de Spolète , un des membres les plus distingués de l'Arcadie , combattit les transpositions, et remit en honneur Pétrarque 3 on allait donc hors de la Porte Angélique pour le lire, et le goûter.

Les convulsions étaient remplacées par la langueur ; mais en même temps on tendait à s'améliorer, et les plus remarquables

(1) Le mausolée de Christine, œuvre de Charles Fontana, eu marbre de couleur diverse et en bronze, représente son portrait dans un cartouche, où il est soutenu par une tête avec les ailes de chérubin.

(2) Dans un siècle si peu républicain , le sentiment de la souveraineté du peuple se réfugia dans ces lois, où il est écrit : Pênes commune summa poteS' tas esto.

341 FILtCAlÂ. (iUlDt.

parmi ceux que nous avons nommés introduisirent une manière difTérente de celle des écrivains du seizième siècle, et surtout plus originale.

Le Florentin Vincent Pilicaïa l'emporte sur ses contemporains par la noblesse de la pensée, la vigueur de l'imagination , le sentiment religieux et patriotique ; chei lui, c'est le cœur qui parle alors qu'il déplore le siège de Vienne (1), qu'il célèbre les victoires de Sobiesky sur les Turcs, ou gémit sur les maux de l'Italie, déchirée parla guerre de succession, et trop belle et trop peu forte. Néanmoins, en répétant certaines formules et certains passages, il manifeste le défaut d'inspiration, puis il affecte outre mesure l'harmonie, et se drape dans les haillons du dix-septième siècle; comme s'il craignait de déplaire aux peuples ou aux rois, il se renferme dans les généralités, et n'exprime jamais complètement ni la gloire des triomphes ni la joie de l'espérance. Filicaïa vécut très-modestement; il fut nommé sénateur du grandduc, mais assez tard, et Christine de Suède fit élever deux de ses tîls, en lui recommandant le secret, parce qu'elle rougissait, disait-elle, de faire si peu ponr un si grand bomme.

Alexandre Guidi , de Pavie , commença par l'enflure habituelle (2) ; puis à Rome, sur le conseil d'amis, il se mit à étudier Pindare , Pétrarque et Ghiabrera; supérieur au dernier et à Filicaïa par l'imagination, mieux soutenu et plus habile à manier la langue, à produire le flot harmonieux, il déclare qu'il fait jaillir les hymnes de non Ame, enfantement immortel, là où la grandeur lui apparaît. Il commence sur un ton magnifique; mais comme il ne traite pas un sujet d'intérêt réel, qu'il manque du sentiment actuel et vrai, il finit d'une manière froide , malgré son désordre dithyrambique et le désir trop manifeste de s'exhausser sur un piédestal; nous ne disons rien de sa fade idéalité de la vie pastorale, alors même qu'il chante sur la colline de Quirinus, « oii les chefs ailiers, dans leurs pensées, fabriquaient les freins et les chaînes de la servitude pour les Daces féroces et les orgueilleux Bretons » . Poète

(J) Le poénu, reslé populaire, de Heo Palaca écrit en roman parBeroeri, ta 1683, se rapporte au siège de Vicnoe. Meo , faDlaron romain, se propose de réunir une poignée d'aalres brades pour alTrontcr les Turcs, el la belle Buccia Teul le retenir en Tain ; ton ardeiir belliqueuse ëclale en railleries et bravades, et la nouvelle que Sobieskj a délivré Vienne arrive ea attendant, Meo a le mérite (fe fhérolsme sans ses dangers, participe aux Rtea avec lesquelles Rome Célèbre cet éTénemenl, et revient à ses bravades et à ses amours. (2) Voiries Pensée* héroiqvet expUifuées par la plwne iPà. GiUdi.

MENZIN[. ZAPPI. MAGGI. 345

d'images , il les exagère souvent ; il orne et amplifie autant que Chiabrera, et prodigue les épithètes, qu'il approprie non au sens, comme celui-ci, mais à l'harmonie. Son Endymion, fable pastorale composée pour Christine, devint fameuse parce qu'on crut qu'elle y avait travaillé, et que Gravina en fît un commentaire, en la choisissant pour modèle des règles qu'il prescrivait. Il paraphrasa en vers six homélies du cardinal Jean-François Albano ; mais les saints eux-mêmes sont affublés comme les bergers d'Arcadie.

Le Florentin Benoît Menzini se traîne encore dans les sentiers i6w-i7«4. de TArcadie et de la mythologie. La colère donne à ses satiresde la vigueur, bien qu'il ne flagelle que les vices les plus apparents et lance des invectives de carrefour ; car il pensé que a les mots empruntés à la plèbe valent autant pour les poètes satiriques que les expressions nobles pour les poëtes héroïques; » mais il ne sut pas fondre le style des anciens avec le langage actuel. Dans son Art poétique^ il censure le mauvais goût plus qu'il n'enseigne le bon. Sa vie fut agitée, jusqu'au moment où, abrité sous le manteau papal, il composa des poésies dans le genre pastoral, comme V Académie tusculane,

Jean-Baptiste Zappi d'Imola, docteur à treize ans, associa les i667-i7©9. triomphes du barreau à ceux du Parnasse, mais sans sortir de la pauvreté, qu'il partagea avec Faustine Maratti, arcades amho. Élégant et correct, mais sans l'étincelle divine , il fait des vers pour faire des vers, non par besoin d'obéir à Tinspiration , et se perd au milieu de puériles subtilités.

Charles Maggi, secrétaire du sénat de Milan, traduisit du grec iwo-99. beaucoup d'épigrammes, auxquelles il ajouta des arguties, comme les sculpteurs d'alors donnaient une forme maniérée aux copies des anciennes statues; non-seulement il composait en milanais de bonnes satires » inspirées par un sentiment courageux, mais encore des comédies, dans lesquelles il créa les types du Meneghinoy bonhomme , serviteur curieux et crédule, et de dame Qumzia^ vieille femme orgueilleuse de son blason ; beaucoup de ses bons mots sont restés comme proverbes. Dans ses drames pour célébrer l'arrivée des nouveaux gouverneurs, il n'épargnait pas les scènes lubriques, qu'il est difficile de concilier avec la grave dévotion de l'époque, et sesmœt/rs irrépréhensibles^ comme dit Maffei. Quéïques«uns de ses sonnets flagellent vigoureusement l'Ilalie, endormie dans un calme trompeur : si quelqu'un, dit-il, pourvoit auk maux imminents, il ne cherche que son propre salut, sans songer aux disgrâces des autres.

MAKCHETTl. MA&TELLI. FAGIUOLl.

Alexandre Marcbetti, de Pisioie, étudia diverses choses sans être satisfait d'aucune, jusqu'à ce que Borelli le fixa sur la géonaétrîe, dont il fut professeur à Pise, où il. répandit les doctrines de Galilée sur la résistance des solides; mais il fut trop inférieur aux savants qu'il avait la présomption d'égaler. Ses poésies lyriques sont médiocres comme sa traduction d'Anacréon, et celle d^ Lucrèce vaut encore moins, malgré l'opinion la plus répandue ou la plus vulgaire.

Toutefois, plus que dans le siècle précédent, on sentait le besoin de faire du nouveau, quoiqu'on ne suivît pas la bonne voie pour le trouver. Différents poètes chantèrent les malheurs ou les espérances de la patrie; Guidi introduisit les canzoni libres. Tassoni les poëraes héroï-comiques, Redi la variété du dithyrambe , Ghiabrera des mètres à la manière latine et grecque.

ICÔ5-1727. Le Bolonais Jacques Martelli, outre sept satires, trois poèmes et un déluge de poésies lyriques, fît vingt-six drames, afin de relever le théâtre, tombé dans un état misérable ; et pour qu'il ne fût pas nécessaire de recourir à des traductions d'auteurs français , il se rapprochait des Français jusque dans la contexture du vers, que les Italiens appellent martelliano, de son nom. A ce vers, dont la déclamation est déjà monotone, il ajouta des images lyriques, des similitudes artificielles^ en un mot tout ce qui répugne le plus à la tragédie.

On fit alors beaucoup de tragédies, sans parler d'une foule de comédies, parmi lesquelles nous mentionnerons seulement celles

1660-1724. (le Fagiuoli, faites pour l'académie des Apathistes, dont les membres se réunissaient chez Augustin Bollettini à Florence; Filicaïa, Salvini, Magliabecchi et d'autres en faisaient partie. Emmené en Pologne, comme secrétaire, par le cardinal Sainte-Croix, il montra de l'habileté dans les affaires, et dès ce moment il ne cessa de noter chaque soir tout ce qu'il avait vu et observé dans la journée. De retour en Italie, il vécut longuement et toujours pauvre; dans ses compositions à la manière de Berni, il évita les saletés qui semblent inséparables de ce genre.

.Le théâtre, surveillé par les évêques, abandonna, au moins en grande, partie, les bouffonneries du seizième siècle; mais il perdit toute originalité. La comédie italienne , qui s'était introduite à Paris en 1577, attirait un tel concours , que les autres théâtres en devinrent jaloux; en général, elle représentait des farces où devaient figurer les acteurs, au lieu des compositeurs. En 1645 l'opéra, italien fut introduit dans cette ville, par la prptection de

ftfewin ; maiç jes it^ieps n'ont rien à opposer ^ux illustres contemporains français, Corneille, Racine et Molière,

Jean-Vinoent Gravina, de Rogliano, prétendait au titre de So- i664-i7i«. phocle italien pour cinq pauvres tragédies. Dans la Raison poétique, traité qui n'aurait pas déplu un siècle plus tard, il soutient, par de longs raisonnements, que la poésie consiste dans Timitation convenable; mais il ne sait pas même déduire de ce principe toutes ses conséquences. Orgueilleux, mordant, il s'aliéna TArcadie en s'attribuant tout le mérite de cette sociétp, et devint Tobjet .d'attaques violentes de l^ part de Quinto Settano. Sous ce nom se c^ chait Ludovic Sergardi, jésuite siennois ; dans des satires élégantes, remplies de venin, et qui se répandirent dans toute l'Europe parce qu'elles étaient en latin, il se déchaîna contre les vices du siècle (1) et.les hommes, entre autres Guidi, géant pour d'autres, et qu'il traitait de nain.

Le Milanais Thomas Ceva, coloriste facile et soigneux, associa leas-nse. les mathématiques à la ppésie latine; irrésolu, il chante de préférence les anciennes erreurs ,. comme, plus poétiques ; il attribue h l'abandon d'Aristote les hérésies de Luther et de Calvin, combat les tourbillons d^Descartea, les atomes de Gassendi et le système de Copernic comme contraires à la foi, et soutient l'attraction sous le nom de sympathie. Il est plus heureux quand il se borne à la ppésie, comme dans, fes Forêts et Jésm enfant; mais il se complaît toujours dans l'épigr^mme; alors même qu'il veut peindre un grand tableau, il le remplit de petites descriptions,, gracieuses si l'on veut, mais sans.çnsen^ble, où l'on ne voit que des figures d'enfants^ de bergers, d'agneaux ; jamais il ne sait ,s'en détacher ou s'apercevoir du ipanque d'à-propos , et moins encore, s'élever ; pour faire aimer Jésu3 et détester le diable, il ne connaît d'autres

(1) Si Ton se rappelle le sermon de Joseph Zanoia, on en trouvera l'inspiration dans ces vers ; '

Nec juvat argentum, cum non licet amplius uti, Extrema in tabula superis donare^ Dûusque Esto hasres, dicas. Renuunt patrimonia Divi Fèmoraqux saplunt, quamquam fraiei'mtas iUe yPiscttiar ccBloadscribattgtniisque l^eiUis^ Expiet et fœdœ quâscumque piacula vïtaô Crimine si partum moriens levaveris assem GaslitibuS' Misera quantum falluniur avari!

Marmore qux pariofabrimtis temp\q^ cruorem Et lacrimas 9:edolent, vents quevi pauper apêriis, Expressitqueolimmadidoprovincia vultu.

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