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arithmeticus, ApoUo cetricus, anagrammaticus , analexius ^ centonarius, polyglottus y sepulchralis. Travail immense pour enfanter moins qu'une souris.
Là donc encore langueur ou futilité, et le bavardage, comme d'habitude, ornait les funérailles de la pensée et de la nation : confusion et prolixité chez la plupart , même dans les écrivains qui racontent; disette de pensées et^ par suite, abondance de paroles; ceux-là même qui répugnaient aux bizarreries à la mode ne cherchaient pas à les éviter en s'élevant au sentiment^ mais en recourant aux auteurs du seizième siècle, à Pétrarque, à Boccace, et pourtant la réforme avait passé par-dessus.
Les anciens écrivains de l'Italie étaient devenus des modèles pour les Français, les Anglais et les Espagnols, parce qu'ils avaient été nationaux, c'est-à-dire qu'ils avaient développé la pensée dans le sens de ceux auxquels ils s'adressaient; maintenant la spontanéité soulevait le dégoût, et chacun imitait, contrefaisait. Toutefois, quelques esprits sévères creusèrent profondément le sillon des études, et proclamèrent des vérités qui devançaient les temps; mais lorsque l'érudition réparatrice vint leur donner raison, où trouvat-on leurs idées ? Non dans les souvenirs du peuple, non dans les affaires actuelles et les applications, mais dans des livres négligés par les contemporains, oubliés par la postérité.
L'Italie, loin qu'elle fût regardée comme l'étoile polaire, vit les étrangers tourner sa manière en ridicule : Shakspeare contrefit les concetii des Italiens; Boileau rendit proverbial le clinquant du Tasse; le jésuite Bouhours^ dans la Manière de bien penser dans les oeuvres d^esprit, se railla des poètes italiens et de leurs concetti. Le marquis Jean-Gioseffo Orsi de Bologne, grand précepteur de science chevaleresque, entreprit de le réfuffer; alors naquit un litige au dedans et au dehors, mais sans que personne s'élevât à de larges pensées. Prosper Montani de Pesaro s'étonnait de voir tous ces écrivains, au lieu d'établir des règles sensées de goût, s'appuyer uniquement sur Aristote^ Hermogène, Démétrius de Phalère, ce qu'il appelle <x prostration d'esprit, intelligence étroite et oppressive, vile bassesse ». En effets l'attention se tournait vers les grands écrivains, vers les grands penseurs de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne. Le goût et le raisonnement pour le bon et le mauvais se réglaient d'après leur mérite et leurs opinions, et Ton s'occupa de les traduire, tandis que les auteurs italiens cessaient de passer les Alpes. Dans les beaux-arts même, l'Italie fut surpassée par les étrangers, qui dans la musique
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jrenl encore enlever In palme à ses contpositeurâ e( A ses cban- ■s. ' ' ■ ' '
,e savoir trébuche lorsqu'il ne s'appuie pas s#ract{ôa: Or, S la France et la HoUandei mais surtout en Angleterre, on ne iverait pas un homme de lettres de réputation qui n'ait pris t, au moins avec la plume , aux événements de son pays. Dans icbe littérature française, sans excepter les romans, les tragéi et les comédies, l'histoire de cette nation vit et respire, au nt qu'on pourrait l'écrire, je ne dis pas fïdMement, mais edement d'après ces divers travaux. Ttfais en Italie ta phrase, jours futile et molle, n'était pas une arme d'attaque ou de EUse; prose ou poésie, c'était un caquetage sans sérieux , ni sion, ni grandeur, qui ne disait rien au cœur, pour s'adresser i volupté matérielle ou bien aux caprices vulgaires On n'alsait pas le style pour se faire entendre des partis, pour animer larole par le sentiment commun. A quoi aspirait-on î A susciter onnement. Que recherchait-on? Les applaudissements des acanies : on n'écoutait jamais le cœur, on n'interrogeiût pas les ifonds mystères de la vie, les besoins de la nation, son passé.