LEURS CONSTITUTIONS
LOS réserve à toutes ses volontés, de défendre son autorité^ non temporelle^ qui tombait en ruine^ mais celle qui plaçait Rome la tête de la civilisation ; de combattre les protestants par tous s moyens^ la violence exceptée. Bien plus^ ils avaient obtenu 1 privilège d'absoudre les hérétiques des peines temporel - !S. Tandis que les rois et les marchands envoyaient des inividus dans le nouveau monde pour tuer et conquérir^ les jélites y accoururent^ afin de convertir les Indes, le Japon , la hine^ les Amériques. Il n'y avait pas un fort penseur qui ne îconnût'les mérites de Fordre ; il n'y avait pas un orateur de iféqui n'en exagérât les fautes, certain d'être cru, comme Tafrmait, il y a deux siècles, le plus grand sceptique (i) , et )mme Ta prouvé le siècle môme de la tolérance en repoussant «jésuites et quiconque avait le courage de ne pas se déchaîner Mïlre eux. En effet, cette société, outre qu'elle prenait pour guies le sentiment et l'unité, sacrifiait sa volonté à celle d'un suérieur, sa raison aux décrets des autres ; dès lors, elle heurlit tellement les instincts orgueilleux de l'homme et sa confiance a lui-même, qu'on ne doit pas s'étonner si elle devint l'objet 'une haine implacable, et si tous les éclairs de la liberté lan- ^rent la foudre sur son chef. D'un autre côté, la puissance séulière s'armait alors pour réprimer l'esprit de révolte, et la laison d^Autriche, qui s'était constituée la gardienne de l'orre, poussait aux réactions. Les novateurs confondirent donc les ^suites dans leur aversion contre elle , parce qu'ils semblaient Ifeles instigateurs ou les instruments de ses mesures. MaisThis- >ire vit d'indépendance et de liberté; si elle exècre les perséuteurs forts , elle abhorre bien plus les persécuteurs de bas ^^e. Prête à louer les vertus, parce qu'elle n'est pas disposée dissimuler les vices, elle ne peut se contenter de railleries et ^futilités quand il s'agit de juger une association, fondue et ^lide comme l'acier, au milieu des multitudes qui perdaient mte cohésion, excepté celle des gouvernements. Cette milice, ii excite l'effroi, même du fond de sa tombe, alors, pleine de îtte hardiesse qu'inspirent la jeunesse et les sacrifices, s'offrait Jx pontifes pour le jour de la grande lutte. Rome, en effet, avait enfin reconnu l'opportunité d'un concile, » plus dans l'espoir qu'il raviverait les rameaux desséchés,
(1) Ou n^a qu'à publier hardiment tout ce qu*on voudra contre les Jésuites , • peut s* assurer qu'on en persuadera une infinité de gens, (Batlb, à l'article