‹ Histoire des Italiens, trChapitre 141 sur 176 · CONCILE DE TRENTE · texte numérisé non relu

CONCILE DE TRENTE

et ramener h Tesprit intérieur les catholiques paganisés^ il était tout-puissant par ses proches et des alliances dans toute lltalie; par des amis^ à la cour de Rome; par sa ntiissance illustre et sa grandeur personnelle, parmi la noblesse ; par la dignité, parmi les ecclésiastiques ; par ses richesses et l'usage qu'il en faisait, parmi le peuple; par ses vertus et ses macérations, parmi les âmes pieuses. Assez vigoureux de corps pour supporter te voyages et les abstinences, assez énergique pour lutter contre Topposition des gouvernements, les persécutions des gens vicieux, rindifférence des obligés , il put, au moyen de ces décrets qui coûtent peu à faire, mais beaucoup à exécuter, discipliner son église dans les matières les plus importantes, comme dans les moindres faits de sacristie. Il disait Toffice la tête découverte, et lisait la Bible à genoux; parlant peu, illisait encore moins, et jamais les nouveautés, en disant qu'un évéqoe ne pouvait méditer la loi de Dieu s'il s'occupait de vanités curieuses. Il avait de fréquentes conférences avec son clergé; toujours Tocil ouvert pour empocher que Thérésie ne se répandît de la Suisse dans Pltalie, il parcourut cette république comme légat pontifical, y fortifia le parti catholique et fonda à Milan un collège helvétique, pépinière d'apôtres et de curés pour ce pays.

Charles employa tous ses efforts pour amener la réunion du concile œcuménique. Indiqué d'abord pour Mantoue, en 1537, ensuite pour Vicenco , il fut ouvert à Trente, le l.'j décembre iYAV}. Après la septième session , du ili mars 1547, on en décréta la translation à Bologne; en décembre 1550, Jules III le ramena à Trente, où, en 1551 et 1.552, il se tint jusqu'à la seizième session, pour se dissoudre ensuite devant les menaces de la guerre. Pie IV en ordonna la réunion pour le 29 novembre 1500; mais les séances ne commencèrent que le 18 janvier 1502 pour finir le 'i décembre de l'année suivante. La bulle de confirmation parut le 20 janvier 1.5.54.

Les conciles, depuis celui de Nicée jusqu'à celui de Trente, môme dans l'histoire mondaine, furent hîs assemblées les plus remarquables par la dignité des persoimages réunis, par la grandeurdes questions que l'on y a^nta, parPéiévation des idées; or ccsidées, supérieures à toute limitation de pays, de races, de temps, étaient fondéessur des principes immuables, et inspirées par une générosité non d'absirartions, mais effective et jamais démentie. Si la foi divine est une source vive de la véritable civiUsation, il importe

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