AUTAES ÉCOLES D£ LA HAUTS ITALIE
Agrati a voulu faire savoir au public que son saint Barlhéiemy
iwtcbé, qui se drape avec sa peau^ sans expression ni idéalité, flW pas l'œuvre de Praxitèle (1). Les façades de Saint-Paul et de Sakit-Gelse à Milan offrent d'autres travaux excellents des artistes précédents. Parmi les œuvres les plus remarquables de Napies^ figure la crypte de Tarchevéché, due au Comasque Thomas Molvita ; la dalle est tout en marbre avec un magnifique laeanar à demi-figureSy «outenu par des colonnes et des pilastres exquis.
Noos nous arrêtons sur les Lombards^ parce que leurs cornpalriotes^ avec une habitude qui s'est conservée, ont négligé les ilhstrations nationales^ et que les étrangers ne les connaissent pas. Vasariy qui les nomme incidemment, avoue que Bambaja, Soiaro^ Agrati^ Gaudence^ César de Sesto, Marc d'Oggiono, Unni, «feraient beaucoup s'ils avaient autant d'études que Rome. Léon Léoni fit donc bien d'y apporter beaucoup d'œuvres antiques et des OKxlèles. b II veut parler du sculpteur Léon Léoni d'Arezzo, qui fit à Milan le mausolée de Medeghino dans la catbédrale, fondu heureusement d'après un dessin de Michel- Ai^^ tant soit peu maniéré; cet artiste construisit pour luivéùe un palais, dont la façade est soutenue par de grandes cariatides (les omenoni) ; il l'avait rempli de plâtres et de moàiks qui propagèrent le goût des proéminences musculaires et des manifestations exagérées de la force vitale, en éteignant de pios en plus Tidéal artistique.
On peut dire que chaque cité d^talie avait ses artistes et ses éeoles; mais les écrivains nationaux ont négligé de raconter leur Ust<âre ou Pont défigurée. Bergame^ parmi tant d'autres qui funnt jq^pelés ou entretenus dans cette ville par Coleone et les Martinengo, nous montre son Laurent Lotti; lorsque Alexandre IhrtiDaigo Peut chargé de peindre un tableau pour l'église de ^t-Dominique, « on adressa des prières publiques à la Vierge ^aux sûnts^ afin qu'ils l'inspirassent^ et^ quand il fut terminé^ on le porta en procession dans les rues. x> (Tossi.) Lodi avait^ à Saint-François, de vieilles peintures de style excellent, lorsque le savoir et la piété du saint évéque Charles Sforza Pallavicino irent ériger le temple de VIncoronata par le Lodigian Battaggio !e l'école de Bramante; il appela pour le peindre Borgognone trec Jean et Mathieu de la Ghiesa, et, pour faire les sculptures,
(1} I<fon me Praxiteles, sed Marcus ÛHxH Agratus,