HIST. DES ITAL. — T. VUI
\U\ ÉCOLE NAPOUT^INE.
Ambroise et Jean-Pierre Domati, de Milan. Peut-être furenl-ihi imiU^s par la famille Plazza, qui fournit des artiatee délicats^ fc- (lèloft à la tradition des sentiments affectueux , jusqu'à ce qM Galixte, presque le seul nommé hors de sa patrie^ se jeta dam le style de Giorgione^ bien quil soit parfois touchant, comme dans l'Assomption de Godogno et le monastère Majeur de Milan.
Le Piémont ne produisit rien jusqu'en 1488. On trmiYe doM étrange la prétention de Galeoni Napione^ qui fait dériver lai écoles de Sienne^ de Gènes et de Milan de trois Piémontiûs, Antoine Razzi , de Verceil , Ludovic Bréa, de Nice^ Gaudence Pe^ rari (I). A Gênes, en iÂSi, les statuts des peintres sontdili fort anciens; puis ils se constituèrent comme art distinct^ qaH n'était permis d'exercer qu'après sept ans d'apprentissage. Di 147» à 1525, il y eut quatre-vingt-trois peintres, sans oomjtter ceux qui travaillaient dans les Rivières : de ce nombre étaM quelques membres des Grimaldi, des Galvi^ des Da Passano, flt d'autres familles illustres. Un certain Damien des Lerciri seolpte trois saints sur un noyau de cerise^ et la Passion du Christ sur ai de pèche. Daniel Teramo^ en 1437, y Ht la belle châsse de ssiat Jean-Raptiste, en argent doré, avec sa vie en relief; oo la pla(i dans le petit temple^ splendide par le marbre etl'or^ qui fat iHHiimenoéen 1451.
Naples apprit la sculpture de Nicolas et de Jean de Piae, demi los travaux dans la cathédrale et les chapelles des Minuioli et dos Caracrioli furent ache\-é8 par le premier Masocdo; le second nTonsIniisil 8ainte4!lairey Saint-Jean, à Carbonara, et d'aiiM églises^ iHitre qu'il exécuta* en les mêlant oonfusémeni, les tOUH Idéaux ém rois à 8ainl*Laurent et à 8ainle-Claire* Si la faut ds celte dernière egliw^ fondée en 1318, était da premier Masnoeio^ il aurait* un siècle avant Bramante, remis en nsnge les mdns ^Ys (,i ; I1UÙS tout œil s'aper^XHl de la manière diverse dont k dorique et Tiouique* non encore finis ^ ont été soperpoeés à b f^mnegiuaiMèfe du pnmùer ordra. On attribue an MiJ^n^î* PienP0
SàiMl'KUh*^' Jk )l\>«U|HAkugK>. Vjl«f«\ mvuoiuJjc b«i&(ijeti«p «Tcimirs ilaiii M* .vy«f H <r«'v>4iùvv'i.v xn^mùiMUA •sus Mià /Êmrittffw ;' imtumur
iCOLB NAPOUTAINS. 147
de Martin (î), Tare en marbre blanc élevé dans cette ville pour le triomphé d'Alphonse I^^ le meilleur après ceax des Romains^ et non copié sur lenrs modèles ; bien qu'il soit resserré entre les ém tonrs du Chftteau*Neuf^ situation défavorable, les parties et les accessoires sont bien disposés, A la décoration générale a dehrigneur. Vingt ans après, on mît à ce château des portes en brome par Guillaume Monaco; mais, comme œuvre d'art, eBes sont trts-inférienres à Parc de triomphe.
Le mausolée, grand et compliqué, du roi Ladislas à Saint* Jeio, à Garbonara, mériterait des éloges à André Giccione, s'il était dn quatorzième siècle. Son autre tombeau dans la chapelle Garaedolo , où 6iUa et le Milanais Giannotto représentèrent des guerriers avecles costumes de ces temps, ne vaut guère mieux, Qum offre plus d'intérêt (i). Ange Aniello Fiore fut habile et par dans la chapelle de Thomas d'Aquin à Saint-Dominique ; mis les compositions d'Antoine Bamboccio de Pipemo sont confiises et surchargées.
L'éeole de Giotto y fut propagée par maître Simon de Naples, dont on ne connatt avec certitude aucun ouvrage. Antoine Salano,de Givîta des Abruzzes, ou plutét Vénitien, dit le Bohémien^ s'éprit de ia fUie du peintre Golantonio (3) ; pour l'obtenir, il se it de potier peintre, et se signala par un coloris frais et de bons QMMivements^ surtout dans l^histoire de saint Benoît à Saint-Sé-
(1) A Sjimt^Marie Nouvelle on lit : Petrus de Martino mediolanensts , ob ^^«Bfhaiem arçis novœ arcum soUrter structum , et muUa slatuarîœ arlis suœ ^mera huie tedi pit oblata, a diyo Alphonso rege in e^uestrem ûdserihi onU- '*'* tt in eedesltt iep^lehro pro se me posteris suis danari menùt HCCOCLXX. **tàlort itueTaiart rattribut à Julien de Majano, qui n*exécuta pas même '^icoi^luraty flûtes piir àvNan arlistes, et noaunémeut par baïe de ^ii%, fils de '^'îlippe, selon unmandscrit de la bibliothèque du Vatican, n" 1G70.
1^) Un autre Jtfiianais inconnu nous est révélé par la peintui'e de Saint-Jeaa ^Urbonara^ avec l'inscription ; Leonardus JJisucio de Mediolano Itaiic capeU ^tihoG scpulaiwum pinxit. Ces peintures, jusqu'à nos jours, ont été attri- "'«es à Gennaro de Cola et à Stefanone. Un certain Ambroise de Milan fit le tombeau de l'évéque de Ferrartî à Saint-George de cette ville. Octave Scotto «IcMoDza grava en 1484 un sujet de la Divine Comédie , morceau curieux qui ^venu récemment en la possession du marquis Campana de Home.
(3) U parait qu'il y eut deux Colantonio. Les commencements de Tart à Naples furent semés de fables par liernard Dominicki , Fies des peintres sculpteurs *^ architectes napolitains ; Lauzi fit comme lui. Le Prussien Henri-Guillaume i^ciuilzy qui travaillait depuis plusieurs années à une histoire des arts dans l'Italie méridionale , voulait corriger les nombreuses erreurs ; mais il mourut tout jeune. Le second Masuccio disparaîtra peut-être des histoires qu'on écrira plus