VII. — Les cheminées à la Popelinière
Au dix-huitième siècle, les jouets d'enfants ont quelquefois servi de satire et c'est là une invention dont notre époque ne saurait s'attribuer la gloire. En parcourant le Journal, de Barbier (tome IV, pages 326 et 336), on voit qu'il était de bon ton, pour les étrennes de 1748, de donner de petites cheminées en métal ou en carton dont la plaque de fond était mobile et pouvait s'ouvrir comme une porte de placard. Ce jouet était imaginé de telle façon qu'en faisant manœuvrer cette porte dérobée, elle donnait passage à uue belle dame richement habillée qui allait rejoindre un gentil seigneur : c'était une manière de rappeler l'aventure fâcheuse arrivée à M. de la Popelinière, dont la femme avait inventé cet ingénieux subterfuge pour aller rejoindre le duc de Richelieu dans une maison contiguë à son hôtel.
Ce modèle de cheminées à la Popelinière a joui d'une certaine vogue et il a été exécuté dans un grand nombre d'appartements à une époque où les poêles mobiles n'étaient pas inventés, et on peut dire qu'ils se trouvaient ainsi avantageusement remplacés.
Nous avons exposé à la Classe 100 un de ces petits modèles de cheminées, qui montre que le système était aussi ingénieux que pratique ; tout l'àtre ainsi que le fond et les côtés étaient montés sur une plaque
ronde mobile en son milieu, et il suffisait d'un léger effort pour faire
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