‹ Histoire des jouetsChapitre 124 sur 236 · LA TENTATION · texte numérisé non relu

LA TENTATION

D'APRÈS ONE GIUVOrtE DU PltEMIER Esil'HIE.

BUFFET EN BOIS DE CHENE Chargé de son ancienne vaisselle

ÉPOQUE LOUIS XIII (COLLECTION DE M. HENRY d' ALLEMAGNE)

tous leurs ustensiles en cuivre rouge, et c'est probablement à un de ces intérieurs qu'il faut reporter cette petite fontaine à la Chardin qui, dans une de nos vitrines, côtoyait une petite console garnie de ses pots à lait, une ancienne bassinoire grande comme une pièce de un franc et quelques paires de chenets pas plus hauts que le petit doigt.

Jms cLin&tôe>.

JLùJu de Vl/ÙlUI-

Nous ne pouvons manquer de signaler l'intéressante batterie de cuisine destinée à l'amusement des enfants, qui avait été exposée par M. A. Mazure. Ces objets, exécutés en cuivre jaune, avaient été traités avec un soin tout particulier et étaient l'exacte reproduction des ustensiles en usage dans les Flandres à la fin du dix-huitième siècle. Chacune des pièces portait un poinçon, orné de la couronne royale, qui devait être la marque distinctive du maître chaudronnier, des mains duquel étaient sortis tous ces charmants modèles en réduction. D'après le style et l'ornementation de ces objets, il semble qu'on doit, d'une manière certaine, en faire remonter l'origine aux dernières années du règne de Louis XVI.

XI. — Cuisines et ménages en miniature aux Expositions de 1849 et de 1855.

La fabrication des ménages de poupées ne pouvait manquer de tenter les industriels qui s'étaient fait une spécialité des jouets d'enfants ; aussi voyons-nous, dans plusieurs des Expositions de la première moitié du dix-neuvième siècle, que le sieur Collin, demeurant, 10, rue d'Anjou, était renommé pour la fabrication des jouets et des ménages qu'il exécutait avec le plus grand soin.

Ce fabricant avait en outre exposé une cuisine dont les cuivres scintillants faisaient l'admiration de toutes les futures ménagères qui les apercevaient.

En 1849, on avait exposé également des réductions de cuisines, d'ateliers, ainsi que de maquettes des principaux magasins d'épicerie et de nouveautés qui étaient alors en vogue.

A la même époque, on fabriquait des ménages en porcelaine, en faïence et en terre cuite décorés à Paris, mais qui avaient été manufacturés dans les départements de Seine-et-Oise, de la Moselle et du Haut-Rhin.

En 1855, cette branche d'industrie avait pris une grande extension, et le rapporteur de l'Exposition de cette années nous apprend que M. Larbaud « a monté à Paris un atelier pour la fabrication des petites batteries de cuisines et des ménages dont il fait un commerce considérable » . Le rapporteur ajoute que « l'on est vraiment surpris du soin et de la perfection avec lesquels ces petits objets sont faits » .

On faisait alors également de petits objets de table en étain doré ou argenté, et ceux qui sortaient du magasin de M. Sohlke attiraient particulièrement la faveur du public.

INNOCENTES DISTRACTIONS d'après une vignette de la Restauiution.

Page 1