ORFÈVRERIE DE TARLE A L'USAGE DES ENFANTS
ÉTAIN FIN TOURNÉ ET POLI MODÈLES TIRÉS DE L'ALBUM D'UN FABRICANT DE JOUETS DE L'EMPIRE.
courante et l'on faisait des montres en étain accompagnées de leurs clefs, qui devaient avoir un attrait tout particulier pour nos ancêtres. Tous ces jouets se vendaient à la livre pour les petites pièces et à la grosse pour les objets un peu plus importants.
Les ménages d'enfants à l'Exposition de 1900.
Cette coutume de faire des jouets en étain remonte à une époque fort ancienne, et nous avons exposé deux petits flambeaux de cette matière mesurant à peine quatre centimètres de liant; sur l'un des deux on peut lire une inscription en lettres gotbiques qui semble, d'une manière à peu près évidente, reporter au quinzième siècle la date de fabrication de ces objets.
Nous avons pu nous procurer un petit dressoir en cbêne remontant
à l'époque de Louis XII [ et qui recèle encore sa vaisselle : c'est un véritable service de poupée eu faïence qui garnit la tablette de ce petit meuble ; au centre, un minuscule plat en Nevers bleu portant en son milieu une corbeille de fleurs et de fruits ; à droite et à gàucbe deux mignonnes assiettes en faïence de Strasbourg polycbromée. Sur la tablette repose une tasse, un saladier et un petit bol à peine grand comme la moitié d'un dé à coudre.
Dans l'intérieur du buffet, on voit, par la porte entrouverte, l'extrémité d'un plat ovale aux bords contournés, enfin, sur le socle', sont dressées deux assiettes ornées de fleurs et de feuilages; au milieu de la tablette du buffet est dressé un plat à barbe en ancienne porcelaine de la Compagnie des Indes.
Tous ces petits récipients sont si bien proportionnés à la grandeur du meuble, qu'en les voyant ainsi reproduits on a peine à croire qu'ils étaient réservés à l'usage exclusif de poupées tout juste liantes d'une coudée.
Au temps de Louis XVI on a fait encore des cuisines garnies de