CHEVALIER PROVENANT D'UN ANCIEN JEU D'ARMES
(COLLECTION DE M. AlDEIÎT FlGÏIOR. — XVIe SIÈCLE.)
mètres de hauteur et il est traité de la même manière que celui que nous venons de décrire, quoique le travail en soit d'une moins grande richesse. La partie supérieure de l'armure est à peu près intacte et il ne manque qu'un gantelet et probablement une rondache placée du côté gauche. Cette armure était bien destinée au jeu du tournoi, car elle présente une disposition particulière fort intéressante : l'arête de la cuirasse, au lieu d'être au milieu de la poitrine comme ordinairement, est fortement déviée sur le côté droit pour offrir moins de prise à la lance de l'adversaire.
Sur le côté droit de la cuirasse est fixé le support de la lance qui se trouvait ainsi maintenue avec une solidité telle, que le chevalier devait infailliblement renverser son adversaire si sa lance n'était brisée par le choc.
Ce petit homme d'armes devait avoir les jambes recouvertes d'un vêtement de cuir doublé de soie, analogue à celui du Musée de Nuremberg. Le casque que nous avons figuré placé à ses pieds présente une grande analogie avec celui de la petite armure, publiée dans le Recueil des jeux de 1587 (1) et que le dessinateur a représentée sur le dos d'un chien barbet. Il est, du reste, à peu près évident que cette figuration, qui s'expliquait peu au premier abord, avait trait à ces jeux d'armes, qui ont été si en honneur jusqu'à la fin du seizième siècle.