GRAVURE EXTRAITE DU TRAITE « DER WEISZ KUNIG
Écrit par Treitzaurwein en 1512 et publié en 1752
d'après les anciens bois de HANS BURGMAIR
habillé d'une culotte de soie jaune et noire recouverte d'un pantalon de cuir tailladé.
Le mannequin du cheval est entièrement revêtu d'une couverture de tournoi mi-partie rouge et jaune. Un détail intéressant à noter est le double rembourrage en coutil piqué, qui sert à protéger la tête du cheval et à atténuer la violence des chocs qu'il avait à subir à chaque rencontre. C'est pour le même motif que l'on a pris soin de placer sur le devant du poitrail du coursier un sac de lancier, qui est une espèce de bourrelet servant également à amortir les coups. Le cheval est représenté dans l'attitude de la course, les jambes de derrière sont fixées au châssis, tandis qu'un mince support tient le reste du corps en avant.
Ce jouet tout entier est fixé sur un cadre de bois d'apparence massive, dans lequel sont entaillées de petites roues permettant de faire manœuvrer le sujet.
A l'extrémité de la plate-forme est un crochet de fer après lequel devait être fixée la cordelette de chanvre servant à lui imprimer le mouvement. Pour la facilité du jeu d'armes, il est vraisemblable d'admettre que le châssis glissait entre deux coulisseaux empêchant les écarts à droite et à gauche et obligeant les champions à s'aborder de front.
Ce qu'il y a de curieux à remarquer dans le cavalier de la collection Kuppelmayer, c'est l'intégrité absolue avec laquelle ce jouet est parvenu jusqu'à nous. Il existe cependant dans certaines collections particulières des portions plus ou moins importantes de ces anciens jeux d'armes; nous citerons notamment le petit chevalier qui dépend de la collection de M. Albert Figdor et qui a été gracieusement mis à notre disposition par ce savant collectionneur.
Cet homme d'armes, que nous reproduisons ci-contre, mesure 27 centi-