III. — Jouets militaires donnés à Louis XIII enfant
Au dix-septième siècle, Louis XIII enfant prenait un vif plaisir à tous les simulacres de la vie des camps. Dès l'année 1602, on lui donne une épée; l'année suivante il reçoit des armes complètes de la hauteur d'un demi-pied, puis une épée, une lance et une autre paire d'armes complètes.
Les Mémoires d'Héroard nous donnent une longue liste de ces jouets reçus en présent par son jeune élève :
1604. — Une petite arquebuse et son fourniment.
Une arquebuse d'un pied et demi de long. 1603. — Une arbalète.
Un mousquet dans un fourreau de velours vert et une bandoulière brodée d'or et d'argent.
Un pistolet.
1606. — Trois piques de Biscaye, non ferrées.
Un petit canon d'argent (donné par Sully qui venait de lui faire visiter l'Arsenal).
Un petit arc et des flèches.
Un bracelet d'ivoire à tirer de l'arc.
Une écharpe de gaze d'or et d'argenl où pendait un poignard à l'antique.
Un beau canon.
Une sarbacane de verre. 1007. — Une arbalète à jalet.
Un arc et un trousseau de flèches.
Deux petits pistolets.
Un petit canon.
Une escopelle.
1608. — Un poignard garni de rubis.
1611. — Des armes complètes.
A la date de 1604, Héroard nous rapporte que le futur roi « fait de petites actions militaires avec ses soldats. M. de Marsan lui met le bausse-col, le premier qu'il ait mis. »
« Quelque temps après il demande son hausse-col et toutes ses armes, les prend, les considère, s'en joue, en est ravi. »
« Un peu plus tard, il se fait botter et éperonner, met en écharpe son épée, et marche en cavalier résolu. »