LA JEUNE MERE
tige de cristal de roche munie dune monture on orfèvrerie où était ménagé un sifflet; des grelots fixés tout le long du manche agrémentaient
ce jouet de la première enfance.
Depuis la fin du seizième siècle jusqu'au dix-huitième, on a fait, dans les Flandres, des hochets composés d'une figurine en argent représentant une sirène, tenant d'une main un miroir et de l'autre un peigne avec lequel elle s'apprête à démêler sa luxuriante chevelure.
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Le hochet a été très souvent un ohjet de grand luxe, et, comme nous le voyons par les exemples cités plus haut, on en a fait en corail, garni de métal précieux; il est du reste à remarquer qu'on attribuait autrefois au corail un aussi grand nombre de vertus qu'on en accorde
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aujourd'hui à l'eau de Cologne. Le corail mettait à l'abri des sorts, chassait le diable et les esprits malins.
Pline et Dioscoride ont porté jusqu'au septième ciel les vertus médicinales de cette substance, et Paracelse recommande de suspendre au cou des enfants des colliers de corail afin de les prévenir des convulsions et de les mettre à l'abri des charmes, des sortilèges et même des empoisonnements.
On a retrouvé ce préjugé parmi les nègres des Indes occidentales, qui affirment que la couleur du corail varie avec l'état de santé de celui qui le porte.
Mais, outre ces vertus, on a cru rendre le hochet des enfants encore bien plus efficace en y fixant des grelots pour effrayer l'esprit malin.