VI. — Les hochets d'après les anciennes gravures
On trouve d'anciens hochets figurés clans les gravures consacrées à l'enfance; dans la collection des gravures de modes qui se vendaient, au commencement du dix-septième siècle, cbez Bonnard, on trouve le portrait du jeune prince de Lorraine, nommé duc de Bar ; il est représenté sur le bras de sa nourrice et on voit cette dernière tenant à la main un hochet, tout garni de grelots, terminé par un bout de cristal.
Une gravure du dix-huitième siècle, représentant la jeune mère, nous montre un hochet à peu près identique.
On peut aussi considérer comme un hochet cette marotte de la folie, toute garnie de grelots, qui était l'attribution des personnages jouant le rôle de fous auprès des rois de France.
Dans l'album de M. Arthur Maury, nous avons la représentation de ce qu'était un hochet à bon marché au début du dix-neuvième siècle : c'est une sorte de petit tambour en fer-blanc, fermé aux deux extrémités, et dans lequel on a préalablement renfermé quelques graines desséchées, destinées à produire un bruit analogue à celui des grelots quand ce primitif instrument est secoué par la main de l'enfant.