‹ Histoire des jouetsChapitre 174 sur 236 · VII. — Les modes à la pantin · texte numérisé non relu

VII. — Les modes à la pantin

La faveur vraiment extraordinaire, dont l'amusement des pantins a joui auprès du public, a eu une influence jusque sur les vêtements et les coiffures des dames du dix-huitième siècle. La mode s'empara alors de ce prétexte et les modistes, aussi bien que les ouvrières en robes, habillaient leurs clientes à la Pantin.

Le rédacteur du journal « la Bigarrure », 1754, montre toutes les folies auxquelles ses contemporains se sont livrés au sujet des pantins.

Un panlin est un de ces chefs-d'œuvre que le génie français, fatigué d'enfanler des prodiges, s'est délassé à composer il y a quelque temps. 11 y a des pantins-magistrats, des pantinsabbez, des pantins petits-maîtres et des pantins-femmes de qualité et l'on n'était point à la mode si l'on n'avait des pantins.

Un homme à bonne fortune s'est ruiné à entretenir chez lui 40 ouvriers qui, le jour et la nuit, s'occupaient à faire de ces figures mouvantes qu'il distribuait ensuite dans tout Paris à ses connaissances et à ses amis et amies.

Une dame a vendu presque toute sa garde-robe et une partie de ses bijoux pour avoir, dans son cabinet de toilette, 50 pantins des plus brillants.

Enfin la vogue extraordinaire des pantins, venant à diminuer à la Cour et dans la Capitale, les provinciaux leur ont donné une retraite honorable chez eux.

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