V. — Les théâtres de marionnettes dans l'antiquité
Au point de vue de la manière de mettre en mouvement les marionnettes, les choses ont peu changé depuis l'ancienne Grèce : ou dressait une charpente à quatre pans, que l'on couvrait de draperies et dont le plafond était assez élevé pour que, placé dans le haut de cette sorte ftépiscenium improvisé, le maître du jeu pût diriger, sans être vu, les mouvements de ses comédiens. C'est l'appareil ainsi décrit qui dut, dans de moindres proportions toutefois, être adopté en Grèce et en Italie par tous les joueurs de marionnettes ambulants. Cette disposition s'est, à peu de chose près, perpétuée jusqu'à nos jours, et l'on peut la reconnaître dans les baraques quadrangulaires de nos marionuettes en plein vent.
Nous ne pouvons faire mieux que de citer, à ce sujet, l'ouvrage de M. Magnin, qui est sans contredit la plus consciencieuse étude qui ait été faite sur les marionnettes :
Comme chez nous, le névrospasle antique, âme et intelligence unique de son spectacle, devait occuper le centre de ce poslsceniinit étroit, sorte de petit retranchement que les Italiens nomment Caslello, les Espagnols caslillo et nous castellet, probablement par suite de l'ancienne dénomination latine. Le savant jésuite Quadrio, trompé par un passage obscur d'Hesychius, "il ce lexicographe mentionne un divertissement autrefois en usage en Italie, a cru reconnaître dans le mol xopuOaXXîct le castellet des marionnettes actuelles et dans certains masques de bois,
Les Comédiens de bois