I. — Les moulinets aux quatorzième et seizième siècles
En 1390, Isabeau de Bavière fait réparer un moulinet qui devait être
LE MARCHAND COLPORTEUR courant avkc ses moulinets et ses ballons, d'après une gravure italienne nu commencement nu xvuc siècle.
d'un travail particulièrement soigné ; on trouve, en effet, la mention d'une somme d'argent payée à « Jeban du Vivier, orfèvre et valet de
chambre du roy, pour avoir rapparayé et mis à point un petit moulinet d'or garni de perles et de balais petits pour l'esbattement de Madame Isabel de France » (1).
Dans le recueil des Trente-sir figures contenant tous les jeux, etc., de 1587, le jeu du moulinet est indiqué comme un de ceux qui étaient réservés à la première enfance (2) :
Jeunes enfants grandelels tant soit peu, Sont amusez toujours à quelque jeu.
Les uns s'en vont pour les papillons prendre, Autres au vent courent le moulinet; Autres aussi, d'un maintien sotinel, Contre le mur vont les mouches attendre.
Au seizième siècle, Rabelais, parlant de l'éducation de Gargantua, raconte qu'il entrait dans sa cinquième année quand on lui donna un petit moulin à vent.
A peu près à la même époque, les enfants avaient imaginé de faire