VII. — Le jeu des ombres chinoises
Les ombres chinoises ont été adoptées fort souvent par les dessinateurs du temps de Louis-Philippe et, vers 1832, on voit toute une série de diableries en ombres chinoises représentant les sujets les plus abracadabrants et quelquefois même les plus libres.
Les ombres chinoises ont été employées comme jeu d'enfant et l'on
DECOR SERVANT POUli LA REPRESENTATION DE LA PIECE DES » DEUX SOURDS »
vendait dans certaines fabriques des feuilles prêtes à être découpées, qui contenaient à la fois les décors et tous les personnages devant jouer un rôle dans ces pièces importantes ; telles sont : « le Tailleur et son apprenti », « l'Andouille indigeste », « les Deux sourds », etc..
Il y a eu de nos jours une nouvelle mode qui a remis en honneur les ombres chinoises; nous devons savoir gré aux rénovateurs de ce genre vraiment intéressant, car cette tentative, couronnée de succès, nous a valu de belles pages comme « l'Epopée », « la Marche à l'Etoile », etc., que tout le inonde a encore présentes à la mémoire.