VI. — Ombres chinoises séditieuses et tètes d'expression
En 1817, on a employé les ombres chinoises pour représenter des
OMBRES CHINOISES. — Crieurs des rues.— Marchands ambulants de Paris. »• 8.
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IMAGE POl'L'LAIItE DU COMMENCEMENT DU XIXe SIÈCLE
ligures jugées alors comme séditieuses. A cette époque, tous les anciens
(1: Ce théâtre a été réouvert clans ces dernières années par M. Arthur Maury, qui y a reconstitue les anciennes pièces jouées par des marionnettes.
officiers qui avaient servi l'empereur possédaient, comme pomme de canne, un petit balustre en bois tourné dont les moulures étaient disposées de telle sorte, qu'en interposant ce petit objet entre une source lumineuse et un écran blanc, on obtenait la projection du profil de
LA. PENSEE SEDITIEUSE
(On apercevait en transparence, dans les paiities réseiwées en blanc, les profils de Louis xvr,
de Mahie-Antoinette et du Dauphin.)
l'Empereur. Cette mode fit fureur pendant quelques mois, mais un jour survint une panique qui fit disparaître à tout jamais cet emblème séditieux.
Le public n'en continua pas moins à faire ses délices des ombres chinoises grotesques, et la meilleure preuve c'est qu'en 1818, il se faisait un commerce assez actif de figures pouvant servir à ce genre d'amusement ; voici ce que le Dictionnaire des Découvertes nous apprend à ce sujet :
Ce sont des têles d'expression ou de fantaisie exécutées avec quelques coups de ciseaux, pour cire vues à la lampe comme des silhouettes, par la projection de l'ombre sur le mur; mais, au lieu d'offrir un corps opaque el noir, ces découpures se dessinent par le contour des clairs et produisent l'effet du dessin à l'estompe fait à la lampe d'après la bosse. Le prix de quinze têtes découpées et renfermées dans un portefeuille est de 3 francs.
Les vendeurs sonl : Bance, rue Saint-Denis; Pélissier, uu Palais-Royal, et rue Richelieu, au « Petit-Dunkerque ».