I. — Le dessinateur automate
En 1772, on montrait au public une boîte magique, devant laquelle était assise une figurine qui copiait automatiquement un paysage ou un
portrait placé dans l'intérieur du couvercle de la boîte; tout le secret consistait eu un cercle de carton muni d'une forte lame aimantée qui
venait placer mécaniquement devant le crayon du pantin le sujet que ce dernier était censé avoir reproduit.
A peu près dans le même moment, on présentait dans les lieux de divertissement publics un automate qui dessinait le portrait du roi d'Angleterre, ou bien écrivait toute une pbrase qu'on lui dictait. La figure était trop petite pour qu'on pût penser qu'il y eût un homme caché dans son corps, et elle paraissait indépendante de la table sur laquelle elle reposait. Le mécanisme consistait en un cylindre creux, actionnant au moyen d'un levier le bras de l'automate; sous la table était caché un dessinateur qui dessinait ou écrivait au moyen d'un crayon terminé par une pointe métallique : par conséquent, tout ce que le compère dessinait dans sa cachette, se trouvait reproduit par le pantographe caché dans l'estomac de l'automate.
H. — La pendule magnétique.
C'est en utilisant les mêmes propriétés de l'aimant que l'on était arrivé à construire la pendule magnétique, composée d'une tortue en liège flottant dans un bassin rempli d'eau et cnculant autour d'un cercle gradué, où étaient inscrites les heures; on pouvait voir la tortue suivre méthodiquement les différentes divisions du cadran avec une régularité que l'on aurait aimé à trouver dans bien des montres du temps. Le secret de ce véritable jouet scientifique consistait dans l'application de l'aimant. En effet, à l'intérieur de la boîte contenant cette horloge aquatique, se trouvait une véritable pendule, dont les aiguilles, fortement aimantées, attiraient d'une manière irrésistible la petite tortue en liège, qui cachait sous sa carapace un morceau de fer.