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DE NOTRE VILLAGE

TABLEAU DE VaN BREUGHEL, GRAVÉ PAR P. BERTRAND

(XVIe siècle).

Comme il chérissait d'une tendresse extrême ses enfants, dit Plutarque, on rapporte que, pendant qu'ils étaient tout petits, il jouait chez lui avec eux, se tenant sur un roseau de même

que sur un cheval. Comme un de ses amis le surprit un jour au milieu de cet exercice, il le pria de n*en rien dire à personne jusqu'à ce que lui-même eût des enfants.

Horace trouve qu'il est ridicule de se livrer à un plaisir aussi puéril et il plaisante ceux qui se plaisent à « equitare in arundine longa » ; mais Horace était un célibataire qui ne comprenait rien aux joies de la paternité.

Le jeu du porteur,

On peut comprendre, dans le jeu du cheval, le jeu du porteur qui était une sorte de pénitence infligée à celui qui s'était montré inférieur dans quelque jeu d'adresse, comme d'atteindre avec une pierre ou avec une boule un but appelé limite. Celui qui la renversait était vainqueur, il montait sur le dos du vaincu et, lui couvrant les yeux avec les mains, se faisait porter jusqu'à ce qu'il eût atteint la pierre. Ce jeu, qu'on désignait

sous le nom général de jeu « à monter sur un vaincu » , prenait différents noms. En Attique, selon Hésychius, on l'appelait YEncotylé. Pollux ajoute aussi qu'il s'appelait le « jeu du cavalier » et encore le « jeu du fardeau ».

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