UNE BOUTIQUE DE MARCHAND DE JOUETS EN" HOLLANDE
de jouets de cette époque, on voit que c'était l'article qui était le pins
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demandé. Ce jouet quelque peu primitif est placé à côté de la boutique, et on voit émerger d'un tonneau défoncé quelques douzaines de têtes de ces chevaux de bois si chers aux enfants.
Au dix-septième siècle, dans une curieuse gravure de Guillaume de Geijn, représentant l'Enfance, nous voyons au milieu du tableau un mignon petit bébé, encore vêtu d'une robe longue, chevaucher gravement sur un cheval de bois et tenant à la main un petit moulinet.
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LE GRAND CHEVAL DE BOIS d'après une vignette de Huquiek (ïvui* siècle).
Un poète lillois de la seconde moitié du dix-huitième siècle, Feutry, a donné en ces termes son opinion sur cette pacifique cavalcade :
Examinez cet enfant; il galope à toute bride sur un bâton; il croit monter un cheval d'Espagne de grand prix, richement caparaçonné et d'ancienne race arabe; il imagine prendre tous les airs de manège et se pavane dans les grâces qu'il étale; mais, lassé de ses caracoles, il se repose et voit enfin que son superbe coursier n'est qu'un morceau de bois.
Dans la plupart des gravures représentant des jeux enfantins, nous retrouvons le même amusement et quelquefois même on voit tout un
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régiment d'enfants à cheval sur nn même bâton, le premier tenant
LE CHEVAL BATON AU XVIII" SIECLE d'après une gravure allemande.
les rênes tandis que le dernier fouette impitoyablement cet insensible coursier.
Vit. — Chevaux à bascule.
A partir du commencement du dix-neuvième siècle, on a fait les chevaux de bois à bascule et ils ont joui d'une vogue considérable : le roi de Rome a été représenté monté sur un de ces jouets nouveau modèle, et la gravure fut un moment très populaire sous le nom de « La première course de l'Enfance ».
Cette gravure fut publiée vers 1813, d'après le dessin de J. Coudé, et elle fut lithographiée par Ruotte. Ce portrait du duc de Reichstadt fut accueilli avec grande faveur dans le peuple, et il en fut exécuté plusieurs éditions sous des titres différents.
Une gravure, dont le dessin doit remonter à 1820 environ, nous montre toutes les manières de jouer au cheval, depuis la simple canne jusqu'au cheval à balançoire. L'image est des plus grossières et devait faire partie de la pacotille de ces colporteurs qui passaient leur existence à parcourir la France en allant de foire en foire.