‹ Histoire des jouetsChapitre 36 sur 236 · LA PREMIÈRE COURSE DE L'ENFANCE · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE COURSE DE L'ENFANCE

Pour un cheval mécanique monté sur trois roues pouvant se diriger et gouvernera volonté, et se mettant en mouvement avec les deux mains du cavalier appliquées à deux manivelles placées de chaque côté du cou et faisant mouvoir un engrenage situé dans l'intérieur du cheval.

Deux ans après, en 1822, la même collection contient un autre brevet accordé le 21 juin de cette année à un sieur Courbe :

Pour un cheval mécanique monté sur trois roues, dont une petite et deux grandes sur le derrière, et qu'une personne fait mouvoir étant assise sur un siège fixé sur la croupe du cheval en faisant aller et venir alternativement en avant et en arrière deux leviers, dont elle en tient un de chaque main.

Il est à observer toutefois que ces chevaux articulés étaient d'un prix

CHEVAL A BASCULE d'apuès due ancienne gravure anglaise en couleur.

relativement élevé, et il faut plutôt les considérer comme des inventions curieuses que comme des objets vendus d'une manière courante dans le 'commerce des jouets.

Au commencement du dix-neuvième siècle, il se faisait à Paris un grand commerce de chevaux en carton moulé; ils provenaient presque tous du petit pays de Sonnenberg dans les environs de Nuremberg.

Quand ces chevaux sortaient du moule en fonte destiné à leur donner leur forme définitive, ils étaient livrés clans les familles de paysans. Des artistes indigènes les couvraient d'une peinture barbare, et c'étaient ces animaux qui étaient importés en France par des maisons

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