GUERRE CONTRE EUPATOR ET LYSIAS
Qt avancer des balistes, destinées à lancer de grosses pierres contre !es murs. Dans leur détresse, quelciues Hellénistes cherchèrent à forcer le blœns aOn de parvenir jusqu'à Eupaior, de lui dépeindre leur situation pénible et d*implorer son assistance, ils firent aussi remarquer au Jeune roi — ou au régent — que si l'Acra devait tomber au pouvoir de la légion hasmonéenne, ces rebelles seraient décidément invindbles. Lù-dessus, la cour syrienne Uni conseil, et l'on résolut de combattre éncrgiquement cette rébellion par les armes. En vain Plotémée Macron conseilla un arrangement amiable, sa voix ne fut pas écoulée. Ain.si se ralluma la i^uerre (printemps de 1(32). Le momeiil élail peu fa\ornl)Io pour les Judéens: on élail dans l'année do jachère, où les Iravoux dc-^ champs élaieiil iulordits. Or ces liuimiies, qui {ivaiciil fxiio^^é leur vie pour la dt'teiise do leur doctrine, observaient lu lui (Je l'au sabbatique avec un scnipulo extrême et u'avaicul ni seiiK- ni récollé celle année-là. La pupulalidii avail. pour toute ressource, les fruits des aibivs et le peu que produisait spontanément la terre ou qu'elle avail produit autrrieuremenl à celte éi)o(|ue. Les forts où résidaient des garnisons uc pouvaient être approvisionnés.
Lysias, en corn [jaunie du jeune Lupator, tnarchn de nouveau sur la Judée à la lèlc d'une année considérahle el avec une troupe d'éléphauts. OWo fois encore, c'est par le sud (ju'il jii'nélra dans le pays. Maocaln'c no p «uvail lut'llro eu iiiouvt*'nionl que quelques milliers do (•omballaiits. ayant h'^sniu (ruiit; pui lie di* ses lioinnies pour garder les Inrls, le Irniplc fl BclUftOur, de sortr qu'il lallait se borner à la détV-usivo. La fVii l<'roj>sG de Bethsour devail retenir longtemps reiineini .sous ses murs; la garnison, d aillcur>. eoinballail vaillauiuient cl faisait de fré<iii"'iilos 5!ortiL's. Mai^ .dh- ne pouvait soutenir un long siège, parce qu'elle u\ail peu de vi\res, et le secret des communications destinée^; à ralimonifr fui. dit-on, livi'i' à l'ennemi par un Iraitro du nom de !!lioducus. Contrainle par la tannui\ la garnison de L»elli»uui' dul su rendre, à cundilion ioutetois (|u'oii la laissât sortir librement. L'arin<'e syrienne, débarrassée de cet (d>>^hu'le, marcha sur Jérusalem. Maccaln'e ne pouvait plus cviler de lui tenir tète. Là encore, les .ludéeu.s liront il .s ^d^odigesd'iutrcpidilc. Uu des frères iiasmonécns, ÉléamrJUawiuHy
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se glissa sous le corps d*Qa éléphaat, qu'il croyait monté par le roi; il perça le ventre de ranimai « qui tomba sur lui et Tccrasa. Mais il fallut céder à la supériorité du nombre. Juda se replia avec sa troupe dans Jérusalem et se retrancha dans la forteresse du temple. Lysias le suivit de près et en fit le siège dans toutes les règles, multipliant les engins d'attaque, auxquels Juda ne se fit pas faute d*en opposer d'autres. Mais le siège traîna en longueur, si bien que les provisions, peu abondantes à cause de Tannée sabbatique, finirent par s*épuiser. Vaincus par les tortures de la faim, les guerriers s'échappèrent du fort, Tun après Tautre, par des conduits souterrains» et se dispersèrent dans la campagne. Maccabée seul, ses trois frères et quelques fidèles tinrent bon, résis- . tant h la faim elle-même. Jérusalem — ou plutôt son dernier refbge, le temple — était sur le point de succomber, comme au temps de Xabuchodonosor, et menacé peut-être d'une nouvelle destruction. Un événement inattendu le sauva.
Ce môme Philippe, qu'Antiochus Kpiphane avait, i son lit de mort, nommé régent du royaume et tuteur de son fils, venait d'entrer dans Antioche pour enlever le pouvoir à Lysias. Dès que celui-ci fut informé, dans son camp, de l'entreprise dirigée contre lui, il songea à faire marcher contre son ennemi les troupes campées à Jérusalem. Un traité de paix fut conclu, dont la principale clause garantissait aux Judéens une liberté religieuse absolue. L'enceinte fortifiée du temple devait, en outre, rester intacte. Le roi et son tuteur ratifièrent la convention par un serment, sur •{uui on leur ouvrit les portes du parvis extérieur pour quMIs fissent leur entrée dans le temple. Mais ils n'y eurent pas plus tôt pénétré que, au mépris de la foi Jurée, ils commandèrent à leurs soldats de jeter bas tours et murailles. Ils ne firent pas, du reste, d'autres dégâts dans le sanctuaire et n'y commirent aucune profanation. Lysias avait hôte de marcher contre son ennemi Philippe, qui, entre temps, s'était emparé de la capitale, Antioche. — Ainsi, la longue lutte des Hasmonéens n'avait pas été sans fruit. Tout d'abord, la liberté religieuse était assurée aux Judéens, qui n'étalent plus contraints, désormais, de sacrifier à Jupiter. Mais ce n*est pas tout : la cour de Syrie retira sa protection aux hellénistes, qm durent évacuer la citadelle d'Acra. Méné-