‹ Histoire des LagidesChapitre 100 sur 258 · LES BEAUX-ARTS A ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

LES BEAUX-ARTS A ALEXANDRIE

personnage qui, avec une insolence tranquille, engageait Alexandre en visite à son atelier « à se taire pour ne pas faire rire à ses dépens les garçons qui broyaient les couleurs * ». Il se crut insulté lui-même lorsque, un beau jour, Apelle se présenta à sa table sans être invité. Informations prises, Apelle, jeté par la tempête à Alexandrie, avait été l'objet d'une mystification de la part de ses rivaux, qui Tavaientfait inviter par un bouffon de cour '.

S'il y a quelque chose à retenir des anecdotes concernant la vie privée de Ptolémée Soter, c'est qu'il était d'un abord facile, familier avec ses amis ', de goûts simples, faisant son métier de roi sans faste et sans étiquette, sans l'étalage de magnificence et les allures de monarque oriental qui caractérisent la manière de son successeur. Il sentait encore le parvenu, mais dans le bon sens du mot; c'est-à-dire qu'il n'avait pas l'orgueil majestueux des porpbyrogénètes et n'acceptait d^être dieu que pour ses sujets égyptiens.

Il laissa le royaume prospère, pourvu de bonnes finances et sagement administré. Le moment n'est pas venu d'examiner dans le détail cette administration dont il eut la sagesse d'utiliser, sans les déranger, les habitudes séculaires, et nous ne dirons rien non plus ici de la constitution alexandrine, qui dut être, ainsi que celle de Ptolémaïs, son œuvre personnelle. En toutes choses, il a été l'initiateur, et il est resté

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