Justin., XVII
4. Arsinoé avait de Lysimaque trois fils, Ptolémée, Philippe et Lysimaque. Quant à Alexandre, fils de Lysimaque et d*une Odryse, qui avait ramené la dépouille de son père à Lysimachia (Appian., Syr,, 64), on n'entend plus parler de lui, ni de Lysandra et de ses enfants. On peut supposer qu'ils étaient restés en Asie, et qu'ils y vécurent obscurément, sans plus rien attendre d' Antiochos Soter,
ce qu'il avait acquis d'une façon plus honorable aux dépens de Fennemi de leur père * ». Philadelphe ne put qu'être enchanté de voir son frère pourvu ailleurs, et il comprit très bien Tinvitation suggérée par Tallusion à l'ennemi de leur père. Il est plus que probable qu'il se prépara aussitôt à reprendre la Cœlé-Syrie, cette province jadis égyptienne, que Séleucos avait toujours refusé de restituer à Ptolémée Soter. Peut-être s'en était-il déjà emparé quand Antiochos, enfin informé, vint de l'Orient pour prendre possession de son héritage '.
Antiochos se trouva paralysé de tous côtés et faillit assister à la débâcle de son empire. Séleucos avait imprudemment exigé la soumission de peuples sur lesquels Lysimaque, Antigone et Alexandre lui-même n'avaient jamais exercé qu'une suzeraineté nominale. Le général Diodore, qu'il avait envoyé en Gappadoce, avait été battu *. Le dynaste de Gappadoce pontique, Mithridate dit Kti<7T7i<;, avait pris le titre de roi en 281, après la bataille de Koroupédion ou après la mort de Séleucos : le dynaste de Bithynie, Zipœtès, fils de Bas, s'était aussi rendu indépendant et probablement fait roi à la même époque S Les villes grecques, encouragées par ces exemples, aspiraient, aussi à l'indépendance, et elles avaient vu avec dépit Séleucos, en qui elles avaient espéré un libérateur, prendre des allures de maître. Les Héracléotes, déçus de cette façon, étaient en pleine révolte et ligués avec Chalcédoine et Byzance, d'un côté, avec Mithri-